Le recours aux stérilets d'urgence rendu plus facile
Le recours aux stérilets d'urgence rendu plus facile

- Publié le 11-06-2025 à 15h27

Plus de 19 600 interruptions volontaires de grossesse ont eu lieu en 2023, selon les derniers chiffres disponibles. Dans les trois quarts des cas, les femmes n'avaient pas recours à un moyen contraceptif (45 % d'entre elles) ou l'utilisaient de manière incorrecte (29 %). Gérer sa contraception, ce n'est pas toujours simple. Même si on se protège, un accident n'est jamais exclu : préservatif déchiré, oubli de pilule, mauvaise manipulation… Une erreur peut donner lieu à une grossesse non voulue.
La ville de Gand, en collaboration avec l'ASBL Luna, les hôpitaux, des médecins et des pharmaciens, a lancé un projet pilote pour soutenir les femmes qui ont eu un rapport sexuel à risque mais ne souhaitent pas être enceintes en facilitant l'accès aux stérilets d'urgence.
Dans un délai de 5 jours
Il existe plusieurs manières de réagir très rapidement. La plus connue, c'est la pilule du lendemain, à prendre dans les 72 heures (3 jours) après le rapport à risque. Cette pilule hormonale va décaler l'ovulation et empêcher la fécondation par les spermatozoïdes. En 2022, plus de 4 200 pilules du lendemain ont été distribuées à Gand, lit-on sur le site de Luna.
Mais le projet pilote gantois concerne le stérilet en cuivre classique. Il peut être utilisé comme contraceptif d'urgence s'il est inséré dans l'utérus maximum 5 jours (120 heures) après le rapport. Ce dispositif intra-utérin, qui fait office de barrière, empêche l'ovule de se nicher dans la paroi de l'utérus pour se développer. C'est le contraceptif le plus fiable, selon les porteurs du projet pilote. Concrètement, les Gantoises désireuses d'y recourir doivent se signaler chez un pharmacien ou un prestataire de soins. Elles recevront les informations sur le moyen de prendre rendez-vous dans un des quatre hôpitaux gantois ou à l'ASBL Luna dans un délai de 5 jours.
