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"Ce qui se passe au Congo avec la variole du singe concerne le monde entier et en particulier la Belgique"

La République démocratique du Congo est le foyer et l'épicentre de la résurgence actuelle de la "variole du singe". En RDC, le Sud-Kivu, région très vulnérable, est l'une des deux provinces les plus touchées du pays. Deux témoins, travaillant pour l'ONG belge VSF active sur place dans la prévention de la Mpox, donnent une idée de la situation - précaire - sur place. Entretiens.

A patient has his temperature taken at the Mpox treatment centre at Nyiragongo General Referral Hospital, north of Goma on August 17, 2024. With around 16,000 cases recorded since the beginning of the year, the DRC is the focus and epicentre of the epidemic that led the World Health Organisation (WHO) to trigger its highest level of alert at the international level on Wednesday. The province of South Kivu records around 350 new cases per week, according to Dr Justin Bengehya, epidemiologist at the provincial health division of South Kivu. Goma, capital of the province of North Kivu, almost surrounded by an armed rebellion and where hundreds of thousands of displaced people are crammed into makeshift camps, fears a large-scale spread due to promiscuity. (Photo by GUERCHOM NDEBO / AFP)
Prise de température d'un enfant dans le centre de traitement Mpox d'un hôpital public au nord de Goma (RDC), le 17 juillet. ©AFP or licensors

Avec ses quelque 4600 cas suspects et confirmés et ses 26 décès comptabilisés en 2024, le Sud-Kivu est l'un des épicentres de la résurgence épidémique de variole du singe dans le pays - et donc dans le monde. Cette province située à l'est de la République démocratique du Congo, est la plus sévèrement touchée du pays avec celle de l'Équateur (nord-ouest de la RDC). Selon les autorités locales, la province constate actuellement 350 nouveaux cas par semaine. Le mpox est une maladie virale qui se propage de l'animal à l'homme mais se transmet aussi via un contact physique étroit. La maladie provoque de la fièvre, des douleurs musculaires et des lésions cutanées. La souche de clade 1, responsable de l'épidémie actuelle en Afrique, est mortelle dans 3,6% des cas et est particulièrement dangereuse pour les enfants, selon l'OMS.

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