Vastapane vend la Maison du Cygne

Aldo Vastapane a revendu ses deux restos et son logis du 9 Grand-Place.

Mathieu Ladeveze
Vastapane vend la Maison du Cygne
©DR

C'est tout chaud. Le businessman Aldo Vastapane vient de céder son mythique restaurant La Maison du Cygne. Outre l'enseigne gastronomique située au premier étage du 9 Grand-Place, le baron se débarrasse également de la brasserie de l'Ommegang, au rez-de-chaussée, et de son appartement situé tout en haut (lire par ailleurs). C'est la SGB Holding qui reprend donc la main sur cette bâtisse du 17 e siècle (sauf les murs puisque la maison appartient à la Ville de Bruxelles). Le montant de la transaction n'est pas connu.
"Les nouveaux propriétaires ont l'intention de mieux marquer la différence entre les deux maisons (la brasserie du rez-de-chaussée et le restaurant gastronomique à l'étage)", explique Olivier Gillis, en charge du marketing pour SGB Restaurants (branche Horeca de la SGB Holding). "L'idée est de maintenir le beau concept de l'Ommegang et de redonner ses lettres de noblesse à la Maison du Cygne. Ils veulent clairement que La Maison du Cygne redevienne une maison de bouche de référence."

A l'heure actuelle, Dimitri Strasser reste maître de la cuisine du Cygne. Il vient d'ailleurs de renouveler la carte et de restaurer le business lunch. Des rénovations sont également prévues afin, là encore, de redonner à ce restaurant son âme d'antan.

Inconnue du grand public, cette entreprise affiche pourtant une sacrée vitalité dans le secteur de l'Horeca bruxellois. Dernier fait d'armes : la reprise des Brasseries Georges en juillet 2012. SGB Restaurants (branche de SGB Holding) gère encore La Chaloupe d'Or et L'Aroma Coffee Lounge (tous deux sur la Grand-Place de Bruxelles), le Vieux Pannenhuis à Jette, le Paon Royal rue Dansaert et le Brazzaville à Volvertem.

L'appétit de cette société fondée par deux frères dotés d'un solide parcours d'entrepreneurs dans l'hôtellerie et la restauration fait-il des jaloux ? À entendre les échos du milieu gastronomique bruxellois, ils ne jouissent visiblement pas de la meilleure des réputations. "À tort", répond Olivier Gillis, en charge du marketing de SGB Restaurants. "Ils n'ont pas de gourmandise particulière, ne cherchent pas à grandir à tout prix mais quand ils ont une bonne opportunité, ils l'étudient… Et ils sont souvent contactés pour des reprises d'établissements."

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