Des participants à la Belgian Pride victimes de piqûres ? Les organisateurs donnent de nouvelles précisions

La Belgian Pride était de retour ce week-end après trois ans d'absence.

Des participants à la Belgian Pride victimes de piqûres ? Les organisateurs donnent de nouvelles précisions
©BELGA

Deux cas de "piqûres sauvages" ont été rapportés aux organisateurs de la Belgian Pride à Bruxelles. Un homme et une femme disent avoir été victimes, pendant la parade samedi, de ce nouveau phénomène appelé "needle spiking". "Cela s'est probablement passé au Mont des Arts, là il y a eu de la masse, mais peut-être aussi à d'autres endroits de la ville", a déclaré Xavier Wyns, porte-parole de la Belgian Pride.

"Il n'est pas encore déterminé si les faits ont eu lieu pendant la journée ou pendant la soirée. Nous soulignons que c'est un phénomène qui émerge en Europe, dans les fêtes, les discothèques et maintenant aussi lors des matches de football. Nous voulons sensibiliser le public de la meilleure façon possible."

Via les réseaux sociaux, la Belgian Pride appelle toute personne qui aurait été victime d'une piqûre à se rendre à l'hôpital pour une analyse, puis à porter plainte auprès de la police et à en informer l'organisation.

A noter que la police de Bruxelles a elle aussi appelé les personnes concernées à se rendre à l'hôpital et à ensuite porter plainte.

Le phénomène de la rumeur ?

Comme La Libre l'expliquait récemment, on évoque, dans le cas du "needle spiking", une possible nouvelle drogue du viol. Mais le conditionnel reste de rigueur. Des plaintes ont fleuri sur les réseaux sociaux sans parvenir, jusqu'ici, aux parquets.

En l'absence d'éléments tangibles, concrets et précis, "cela suggère le phénomène de la rumeur, avançait Olivier Luminet, professeur de psychologie à l'UCLouvain. Il y a pour le moment un climat anxiogène. Les gens sortent de deux ans de Covid, ils sont un peu sur le qui-vive, face à des inquiétudes multiples par rapport à la guerre, au coût de la vie…"