Pas de financement pour un nouveau home à Saint-Ghislain

L'opposition veut cesser d'investir dans un "bâtiment vétuste".

Emeline Berlier

Lors du conseil communal de ce lundi soir, l'épineux sujet du home Les Colombes à Saint-Ghislain a une nouvelle fois été abordé. En fin de séance, François Roosens, conseiller de l'opposition, a soumis une question d'actualité à la majorité afin de connaître sa position sur la problématique. Il souhaitait ainsi savoir si la commune dégagerait les fonds nécessaires à la construction d'un nouveau home.

Il est vrai qu'une demande de subsides a été introduite auprès de la Région wallonne il y a maintenant plusieurs années. Le conseiller en a aussi profité pour rappeler que Georges-Louis Bouchez (MR) a interpellé le ministre en charge des CPAS, Maxime Prévot (CDH), lors de la rentrée parlementaire, le 21 avril dernier.

Le ministre Prévot a déclaré que, contrairement à ce que son prédécesseur avait annoncé, la libération de subsides serait impossible au vu de la situation économique de la Wallonie. "Il devient courant pour les ministres de ne pas respecter les décisions de leurs prédécesseurs", a déploré Daniel Oliver, bourgmestre (PS).

Un dossier de plus de neuf ans

Si sur le fond, majorité et opposition semblent d'accord, sur la forme, c'est une autre histoire. Alors que Daniel Olivier espère encore bénéficier des subsides promis, l'opposition se veut plus impatiente. "On nous a baladés pendant plus de 9 ans en nous promettant une maison de repos de qualité pour le personnel et pour les pensionnaires. Va-t-elle être construite sur fonds propres, via un partenariat public-privé ou grâce à une commission Ville/CPAS/Région ? Il est temps de réagir afin que nos aînés puissent vivre dans de bonnes conditions."

Impossible sur fonds propres

Selon François Roosens, la commune pourrait affecter une partie de ses ressources financières (soit environ 5 millions d'euros) pour financer le projet. "Ce boni doit être investi à bon escient. Quoi de mieux que de l'affecter dans un projet à long terme ? En injectant une partie de ce budget dans une nouvelle construction et en empruntant pour combler le reste, nous pourrions bénéficier de taux avantageux."

Daniel Olivier a rapidement coupé court à toute possibilité d'investissements en fonds propres. "Nous devrions combler les 55 % de subsides promis ?", s'est-il emporté. Lundi soir, majorité et opposition ne semblaient pas disposés à céder du terrain. Mais pour François Roosens, "il est temps d'arrêter d'investir dans un bâtiment vétuste et voué à disparaître. La mise aux normes et les dérogations ne suffisent plus. C'est jeter de l'argent par les fenêtres".

Du côté du bourgmestre, la solution est d'insister auprès du ministre Prévot afin de dégager les subsides nécessaires avant 2018.

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