Marouane Fellaini, un cadeau du ciel pour le Sporting Charleroi
Après sa première journée au Mambourg, l'ancien Diable explique comment et pourquoi il se retrouve pendant deux semaines à Charleroi.
- Publié le 17-12-2025 à 12h34
C'était une image qui ne pouvait être générée que par l'IA. Jusqu'à ce mardi 14 heures. Quand Marouane Fellaini est entré dans la salle de presse du Mambourg vêtu d'un survêtement de Charleroi devant un parterre de journalistes, le contraste avec son statut de légende du Standard a directement sauté aux yeux.
"Ça n'a rien à voir. J'ai été international belge. J'ai connu plusieurs clubs dans ma carrière. Je le fais par pure amitié pour Mehdi", a-t-il d'emblée balayé dans une conférence de presse express qui a dépassé à peine le quart d'heure.
Si "Big Mo" a débarqué au Mambourg, c'est aussi grâce à un fameux concours de circonstances. "Je suis allé voir Union-OM. Là-bas, on a discuté avec Mehdi. Je lui ai proposé mes services bénévolement."
De quoi donner le sourire à Bayat, croisé sur le parking du stade, quelques minutes après. "C'est venu naturellement. Quand on a l'opportunité et la chance de bénéficier de l'expérience de Marouane, une star internationale qui a joué sous les ordres des plus grands entraîneurs du monde, c'est un cadeau tombé du ciel qu'il puisse partager cela avec nos joueurs", sourit l'administrateur général du Sporting.
Deux matchs et puis s'en va
Pour son premier jour, il nous revient, en effet, que l'effectif a été marqué positivement par sa présence et sa bonne humeur permanente après avoir été surpris par l'annonce de son arrivée.
De par sa carrière, l'ex-Diable rouge aux 87 sélections en impose. "J'adore le football, j'adore parler avec les joueurs. Aujourd'hui, j'ai découvert le groupe. J'ai parlé avec les jeunes et ceux qui jouent moins. Ce sont des bons mecs. Je peux apporter ma grinta", décrit-il.
Je le fais par pure amitié pour Mehdi.
Même si les plus dubitatifs se demanderont si l'on peut transmettre une rage de vaincre en seulement deux petites semaines, comme il l'a confirmé lui-même et comme nous vous l'avions indiqué ce lundi. "Je suis en Belgique pendant 2-3 semaines pour des raisons familiales. Après, je dois retourner à Dubaï où j'habite d'habitude."
C'est justement parce que la mission est courte qu'elle sera efficace pour Bayat. "Quand tu as la possibilité d'avoir un shot pareil, ce n'est pas la durée qui compte mais la qualité. C'est ça qui est bien. Il ne faut pas que ça devienne un quotidien ou une routine."
Une star mondiale Boulevard Zoé Drion
Dans le verbatim, le néoretraité de 38 ans s'est intégré rapidement au point d'utiliser le "on" en parlant des performances des Zèbres. "On a réalisé un bon nul face à l'Union. Nous devons faire un gros match vendredi." Le verra-t-on sur le banc face à Genk, vendredi ? "Je ne sais pas encore, on verra avec le coach", confie-t-il, en entretenant le suspense.
Si son travail ne s'étendra pas au-delà de l'année civile et que l'on ignore encore quel sera son véritable apport auprès du noyau, nul doute que le pari est déjà gagnant ne serait-ce que par sa présence qui stimule tout un club, y compris en dehors des terrains.
"C'est génial. Quand il est venu contre l'Union, dimanche dernier, il avait du mal à se promener dans les travées du stade sans se faire arrêter. Marouane ne peut marcher tranquillement, que ce soit en Angleterre, en Chine ou à Dubaï. C'est une star internationale", se réjouit Bayat.
C'est un cadeau tombé du ciel quand on a l'opportunité de bénéficier de l'expérience de Marouane.
Une personnalité mondiale, pourtant toujours aussi humble au Boulevard Zoé Drion, cela offre des anecdotes insolites. C'était assez cocasse de le voir après ses obligations médiatiques en pleine rue chercher l'entrée du bureau des entraîneurs. Prendre le bus pour se diriger à Marcinelle a dû également le changer de ses habitudes, lui qui a disputé 260 matchs en Premier League.
Ou le renvoyer dans son passé, lorsqu'il avait effectué une saison chez les espoirs carolos lors de l'exercice 2003-2004. "Cela va faire plus de 22 ans, sourit-il. Qu'est-ce qui a changé ? Il y a une certaine stabilité et les progrès sont nombreux. Les installations sont en train de changer. C'est plus professionnel qu'avant."
Au point de s'offrir gratuitement un "Big Mo" pendant deux semaines. Comme déjà l'un des plus beaux cadeaux de Noël.