Les ménages belges n'ont jamais aussi peu épargné depuis fin 2022
Le taux d'épargne des ménages belges a chuté à 11,7% au deuxième trimestre de l'année, le plus bas niveau depuis la fin de 2022 (11,2%), ressort-il vendredi des nouvelles statistiques de la Banque nationale de Belgique (BNB).

- Publié le 23-10-2026 à 12h48

Le taux d'épargne correspond à la part du revenu des ménages qui n'est pas dépensée, mais épargnée ou investie. Il atteignait encore 12,8% au début de l'année et dépassait même les 13% à la fin de l'année dernière.
La Banque nationale souligne que le revenu disponible des ménages au deuxième trimestre, qui s'étend d'avril à la fin juin, avait pourtant augmenté de 0,5%. Mais leurs dépenses ont grimpé de 1,8% durant la même période, entraînant une baisse de l'épargne.
L'institution ne fournit pas d'explication précise à ce faible taux d'épargne. Toutefois, depuis le printemps, l'inflation a fortement augmenté et le coût de la vie a suivi la tendance.
Il ressort également des statistiques que le taux de marge des entreprises en Belgique - un indicateur de la rentabilité - a grimpé à 45% au deuxième trimestre. Il s'agit de son plus haut niveau depuis la fin de 2022 (45,3%).
Le taux englobe principalement l'industrie, y compris les entreprises énergétiques.
Cette hausse résulte de l'augmentation de 1,4% de la valeur ajoutée, alors que la rémunération des travailleurs a augmenté moins fortement (+0,8%), précise l'institution fédérale.
Parallèlement, le taux d'investissement des entreprises a reculé au deuxième trimestre à 26,6% de la valeur ajoutée, contre 27,3% au premier trimestre.
Le taux d'investissement des ménages (notamment dans la construction et la rénovation de logements) est lui resté stable à 7,9%.