Le brusque réveil des Ours
Les Ours hiberneront le cœur léger cet hiver. Des succès face à Uccle Sport, l'Héraklès et surtout Louvain ont quelque peu effacé un début d'exercice catastrophique.
- Publié le 03-11-2011 à 04h15
- Mis à jour le 03-11-2011 à 07h57

Les Ours hiberneront le cœur léger cet hiver. Des succès face à Uccle Sport, l'Héraklès et surtout Louvain ont quelque peu effacé un début d'exercice catastrophique. "En fait, tout a démarré lors du match nul contre le Racing" , précise Gilles Verdussen, fidèle libero des Mauves qui évoque sans concession le premier tour du Beerschot. Il refuse d'emblée de pointer la blessure de Philippe Goldberg comme raison principale de leur départ raté. "Nous avions besoin de temps pour intégrer les deux étrangers et les deux jeunes. Ajoutez à cela un calendrier assez défavorable lors des premières semaines. Enfin, le forfait de Philippe a assombri le tableau. Il nous apporte autant au niveau humain que sportif."
Barragistes durant huit journées de championnat, le Beerschot a donc renoué avec ses qualités ancestrales pour remonter la pente. "Nous n'avons jamais provoqué de réunion de crise car nous savions que notre jeu était bien en place. Notre force ? Notre team spirit ! Il nous manquait juste les points , poursuit l'étudiant en sciences économiques à Gand. Nous n'avions pas prévu de perdre des plumes contre l'Antwerp et le Braxgata, mais nous n'avions pas programmé les trois unités contre Louvain. Nous n'avons pas pris de retard sur notre carnet de route."
Ces dernières saisons, les Ours avaient souvent démarré au quart de tour leurs championnats avant de caler sur la ligne d'arrivée. Cette saison, le scénario s'inverse. Ils ont abordé avec une confiance au zénith cette semaine infernale de quatre matches en huit jours. Le déplacement à l'Antwerp et le duel contre le Daring ce week-end pourraient les mener à un 16 sur 18 avant la trêve.
"Nous voulons grandir un peu plus chaque année , confie le natif de Gand. Il y a quelques saisons, nous avions dû passer par la D1. Aujourd'hui, nous appartenons aux valeurs sûres de la DH."
Libero dont le talent est reconnu par ses pairs, Gilles Verdussen n'a pas l'âme d'un félon. Du sang mauve coule dans ses veines. Pourtant, à 24 ans, il pourrait rallier une équipe du Big four. "Je suis un enfant du club. Lors de notre mauvaise saison où nous étions descendus en D1, j'ai été contacté par plusieurs clubs. Nous avions tous décidé de rester pour sauver notre club. Quitter aurait été trop facile. Je ne me vois pas jouer dans un autre team. Maintenant, j'aimerais aussi un jour me battre pour le titre. Nous sommes proches du Top 4 sans avoir été réguliers. Ce championnat est très ouvert. En plus, nous récupérons Philippe Goldberg pour le second tour."
Après avoir affronté tous les noyaux de DH sauf celui du Daring, Gilles Verdussen a été impressionné par le Dragons et Uccle Sport. "Face aux Anversois, nous prenons un 7-0 bien tassé au terme d'un match médiocre. Un remplaçant au Dragons ne déforce pas le groupe. C'est de loin l'équipe la plus complète. De l'autre côté, nous avons ressenti peu de résistance sur le terrain d'Uccle Sport même si nous avons perdu notre concentration en fin de rencontre (3-5)."
