Erik Gysels: "Nous remplissons nos objectifs"

Sans faire beaucoup de bruit, le Braxgata se rapproche tout doucement des quatre premières places. Suite à la défaillance louvaniste, il ne compte plus qu'un petit point de retard sur les Universitaires. Rien de très étonnant à cela selon son président, Erik Gysels.

Jean-François Jourdain
Erik Gysels: "Nous remplissons nos objectifs"
©Philippe Demaret

Sans faire beaucoup de bruit, le Braxgata se rapproche tout doucement des quatre premières places. Suite à la défaillance louvaniste, il ne compte plus qu'un petit point de retard sur les Universitaires. Rien de très étonnant à cela selon son président, Erik Gysels.

"Nous sommes en phase avec nos objectifs", constate le président boomois. "Ceux-ci, fixés par notre coach Jeroen Delmee, prévoyaient en début de saison une place dans le Top 6, du hockey très offensif et une chance de jeu pour les 16 joueurs. Nos résultats ne sont pas vraiment spectaculaires, mais nous avons perdu à la dernière minute contre le Racing, nous avons fait nul contre Waterloo et nous n'avons pas jeté de points que nous n'aurions pas dû perdre, excepté notre match à l'Antwerp. Mais pour le reste, nous avons battu toute la deuxième moitié du classement."

Mais peu importe les résultats, insiste l'homme fort du Schorre. "Nous préférons bien jouer et perdre quelques plumes que gagner des points en jouant mal. Nous voulons apprendre. Samedi au Dragons, il n'en ira pas autrement. Nous jouerons notre jeu. Peut-être allons-nous prendre une fessée, mais c'est la seule manière d'apprendre. Jouer en bouchant notre but ne peut en rien nous faire progresser."

Certes, le calendrier a jusqu'ici été quelque peu favorable pour les Boomois. Sur les 10 matches disputés jusqu'ici, 7 l'ont été à la maison ! "C'est un concours de circonstances", explique Erik Gysels. "Normalement, le premier tour prévoyait 6 matches à domicile et 5 en déplacement. Jusque-là, rien que du normal. Notre cinqième déplacement doit avoir lieu dimanche, et entre-temps, la Gantoise nous a demandé d'inverser nos rencontres, car les footballeurs recevaient Anderlecht dans un match à risques ce jour-là, avec tous les inconvénients que cela représente au niveau du parking. Nous avons donc un match à domicile d'avance. Mais vu notre manière de jouer, toujours offensive même en déplacement, cela ne fait pas beaucoup de différence."

Les Boomois sont donc en passe de continuer leur progression, lente mais régulière, dans la hiérarchie nationale. Montée en D1 en 2007, en DH en 2009, 10e en 2010, 7e en 2011. "Ce qui a changé, c'est qu'il y a peu, nous étions contents quand un joueur venait jouer chez nous. Maintenant, ce sont les joueurs qui sont contents de venir au Schorre. Nous commençons à faire partie des meubles", constate le président.

"Quand on est dans le Top 6, on n'est jamais très loin du Top 4. C'est d'autant plus rassurant que jusqu'ici, nous avons toujours eu au moins 2 ou 3 joueurs blessés. Mais le noyau est suffisamment large pour compenser cela. Et nos équipes de jeunes se débrouillent de mieux en mieux : sur les six catégories, trois sont déjà quasi certaines de participer au play-off et deux autres conservent leur chance. A terme, il ne faudra plus acheter qu'un minimum de joueurs, nous aurons une génération spontanée à l'intérieur du club."

Il n'y a pas que le championnat, à Boom. Après avoir organisé avec succès le Champions Challenge en 2007 (souvenez-vous, juste avant l'arrivée d'Adam Commens chez les Lions...), le club a obtenu l'organisation du championnat d'Europe 2013. "L'infrastructure est déjà en ordre. Nous sommes en train de contacter des sponsors et nous recruterons ensuite des bénévoles au sein du club. Nous avons un potentiel de 2 à 3 000 personnes, je peux vous garantir que ce sera une fête du hockey." Et à Boom, on sait ce que cela veut dire...

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