Defalque: de retour au top après avoir touché le fond
Dimanche 4 novembre, vers 16h45 au parc de la Dodaine. Gaëtan Defalque pénètre dans le cercle louvaniste avant d'armer une frappe empreinte de rage qui transperce les filets de Flamand. Il vient d'offrir trois unités et une tonne d'espoir à tout un club.
- Publié le 08-11-2012 à 04h15
- Mis à jour le 08-11-2012 à 07h46

Dimanche 4 novembre, vers 16h45 au parc de la Dodaine. Gaëtan Defalque pénètre dans le cercle louvaniste avant d'armer une frappe empreinte de rage qui transperce les filets de Flamand. Il vient d'offrir trois unités et une tonne d'espoir à tout un club.
Démoralisé par son revers jeudi contre le Beerschot, le Pingouin ne pouvait se permettre le luxe de laisser filer tous ses rivaux pour le maintien. Désormais, la lanterne rouge a recollé au train de la peur. Si les Nivellois doivent leur salut à la mentalité exemplaire de tout un groupe, ils ont chaleureusement remercié un "miraculé" des terrains. Gaëtan Defalque n'aurait jamais imaginé une demi-seconde rejouer le dimanche à 15h. Il n'oubliera jamais ce funeste jour de 2008 où sa carrière a connu un brutal coup d'arrêt.
"Lors d'un match, je me suis luxé l'épaule si violemment qu'on a craint des dommages trop lourds pour mener une carrière à ce niveau. Après six mois de revalidation, j'ai fini par retrouver le groupe." Ce jour de fête s'est vite transformé en cauchemar. Après quelques minutes, il s'est à nouveau démis l'épaule. Il est reparti à l'assaut des hôpitaux durant quatre mois.
Echaudé par cette triste expérience, il jette son dévolu durant les trois derniers mois de la saison sur un autre challenge taillé sur mesure pour son corps endolori. "J'ai terminé la saison en mineure. Ensuite, j'ai joué un an en Nationale 2. Je n'étais pas si malheureux car j'évoluais sur le terrain avec mes amis."
A ce moment, il n'osait même pas se projeter dans l'équipe première en DH. En plus, son club venait de redescendre en D1. Plusieurs de ses cadres abandonnaient le maillot, succombant au chant d'autres sirènes. "Le club s'est penché sur les noyaux de ses teams afin de repeupler sa meilleure équipe."
Remis en forme par une série de matches sans rechute, l'attaquant de pointe s'est lancé un autre défi, celui de ramener le Pingouin au sein de l'élite. En une saison, la mission fut remplie. "Nous avions pourtant débuté par une défaite contre le Léo 3 avant d'enchaîner une grande série de succès."
De fil en aiguille, l'attaquant de pointe a goûté à nouveau aux joies de la DH à 29 ans, quatre ans après sa terrible blessure. S'il est fier du chemin parcouru par le Pingouin durant le premier tour, il garde un souvenir aigre-doux de certains matches. "Je reste frustré par le Beerschot qui nous a privés de nombreux points. Face à l'Héraklès, nous avions dominé tout le match. En vain. Nous aurions dû tuer la rencontre contre le Braxgata."
En revanche, quand les Nivellois jouent au Lotto, ils cochent désormais le 5 et le 4, soit le score des deux matches les plus fous de leur saison. "Face au Dragons et à Louvain, nous menions confortablement au score avant d'être rejoints à 4-4. Dans les deux cas, nous avons trouvé la rage pour reprendre le large à 5-4 dans les dernières minutes."
Leur public n'est pas étranger à cet état d'esprit de guerriers. Sur la butte, un groupe de tifosi entonne toutes sortes de chants ou de cris. Parfois, ils franchissent la ligne rouge en vilipendant les arbitres. "Tous les joueurs nous disent que nous avons le pire public du pays", confie avec un large sourire Gaëtan Defalque. "Tout ce que je sais, c'est que nous sommes deux fois plus forts quand on joue à la maison. Leur soutien si bruyant décuple notre motivation."
Le 17 novembre, ils pourront monter sur la butte une dernière fois cette année. Leurs encouragements seront bien précieux pour déplacer une autre montagne : le Léopold.
