Red Lions : le nouveau coach se présente
Discipline, travail et innovation seront ses maîtres-mots. Enthousiaste, motivé et grand communicateur, il a tout pour réussir.
- Publié le 17-11-2012 à 08h55

L'intronisation de Marc Lammers, le nouveau coach des Red Lions, s'était faite quelque peu dans l'urgence et le Hollandais n'avait pas encore fait l'objet d'une présentation officielle. Cette lacune a été comblée vendredi matin dans les locaux du nouveau sponsor principal de l'ARBH - en tout cas jusqu'aux Jeux de Rio, plus si affinités à entendre son directeur - le nouveau bancassureur Fintro.
Marc Lammers a tenu à se présenter en maniant beaucoup les images. Le contraste avec son prédécesseur, excellent coach mais piètre communicateur, saute aux yeux. S'il n'a pas réalisé une carrière de joueur fulgurante (il fut tout de même cinq fois international, champion de Hollande avec Den Bosch, champion d'Italie et champion d'Europe en moins de 21 ans : pas si mal tout de même !) et qu'il avoue s'être ennuyé à l'école, Lammers a déjà une solide réputation comme coach. "Tout le monde sait que j'ai été champion olympique à Pékin avec les dames hollandaises. Mais mon plus bel exploit, à mon sens, je l'ai réalisé la saison dernière : reprendre Den Bosch, dernier à 10 points du maintien à 10 matches de la fin, et arriver à maintenir l'équipe. Ce que nous avons fait à force de travail et d'inventivité."
Travail et inventivité : deux maîtres-mots dont se sert abondamment le Hollandais. Qui annonce la couleur avec une rigueur toute calviniste : "J'aime travailler dès 7 heures du matin. Je trouve qu'on est beaucoup plus frais qu'à 17 h. Aussi mes joueurs vont-ils apprendre à travailler le matin." Les voilà aussi prévenus : il s'agira d'être disciplinés.
"Il faut rêver, mais surtout se donner les moyens de réaliser ses rêves", poursuit-il. Son but sera de décrocher une médaille à Rio, mais les prochaines échéances seront beaucoup plus proches : les World Series à Paris en juin, et le championnat d'Europe au Braxgata en août, où la Belgique est bien déterminée à briller devant son public.
Dans l'immédiat, ce sera toutefois le Champions Trophy qui retiendra son attention. "C'est une compétition intéressante mais dont il ne faut pas trop attendre dans l'immédiat. L'équipe n'a que 22,4 ans de moyennne, et nous commençons par l'Australie pour enchaîner par le Pakistan et la Hollande. Mais la formule a ceci de chouette que même en cas de défaillance au premier tour, on a toujours sa chance : le 4e de la poule joue en effet contre le 1er de l'autre poule. Nous viserons le Top 5."
Au niveau de la sélection, après les arrêts programmés de Leroy, Luycx et Van Hove, et les blessures de Dekeyser (qui se fera opérer de la hanche dès la fin du championnat) et Van Aubel, Lammers n'a pas vraiment innové par rapport à son prédécesseur : on retrouve donc Alexander Hendrickx, Sébastien Dockier et Amaury Keusters, alors qu'Arthur Van Doren, le Stick d'Or espoirs, sera lancé dans le bain. Jérôme Truyens sera capitaine et Philippe Goldberg rejoint le staff.
"Je suis très fier de relever ce défi", insiste Lammers, qui a déjà depuis son intronisation vu un nombre considérable de matches de club, y compris en EHL à East Grinstead, et continuera à le faire. "Ici tout bouge, le nombre de hockeyeurs monte en flèche, les supporters sont parfois 4 000 à encourager l'équipe. Proportionnellement c'est vingt fois plus qu'en Hollande. Quand Bert Wentink m'a appelé, il a fallu une heure pour tomber d'accord." Et de conclure : "Tous les joueurs ont des qualités, il faut les exploiter. Nous n'avons peut-être pas les meilleurs hockeyeurs de la planète, mais nous allons être les plus malins."
