Qui est João Fonseca, la pépite sud-américaine de l'Open d'Australie ?
João Fonseca participe à son premier tournoi du Grand Chelem. Il a sorti au premier tour un top 10. À 18 ans seulement…

- Publié le 16-01-2025 à 06h32
- Mis à jour le 16-01-2025 à 09h30

Andy Roddick, ancien numéro un mondial reconverti comme consultant, n'hésite pas à l'envoyer dans le top 5 d'ici à deux ou trois ans. Pourtant, le grand public le découvre à peine. João Fonseca est promis à un très grand avenir alors qu'il n'a que 18 ans. Ce Brésilien, à la gueule d'ange, figure déjà virtuellement dans le top 100. La nuit dernière, il affrontait l'Italien Sonego qui se méfiait de cet ado qui a sorti un top 10 (Andrey Rublev) en trois petits sets lors de son premier match en Grand Chelem. La pépite sud-américaine n'était même pas impressionnée de jouer dans la Margaret Court Arena.
Il n'en fallait pas plus pour bombarder sur le devant de la scène médiatique celui qui restait sur 14 matchs sans défaite avant de jouer contre l'Italien. Les experts placent celui qui a remporté la NextGen en Arabie saoudite en novembre dernier dans le sillage des Alcaraz et autres Sinner.
Le protégé de Teixeira aurait pu devenir footballeur, sport qu'il a pratiqué jusqu'à ses 11 ans et cet accident sur un terrain. Un accident anodin, mais qui l'a effrayé. Le Brésilien a fait un pas de côté pour renouer avec son amour pour le tennis qu'il pratique depuis ses quatre ans. Il a eu le temps de développer un jeu puissant qui s'articule autour d'un coup droit et d'un revers supersoniques. Rublev s'interroge encore sur la trajectoire de certaines balles. Fonseca a un petit quelque chose de l'Argentin Juan Martin Del Potro, voire de Carlos Alcaraz.
Il trace sa voie sous la protection bienveillante de ses parents qui ont également réussi sur un plan professionnel. Son papa est le cofondateur d'IP Capital Partners, la première société de fonds de couverture indépendante du Brésil. Sa maman a percé dans le sport en tant qu'ancienne joueuse de volley-ball.
Ce qui frappe d'abord, c'est son calme de vieux briscard alors qu'il découvre cet univers professionnel. Il joue sans complexe, caché sous sa casquette. Il puise son inspiration dans le jeu de Roger Federer même s'il avoue ne pas avoir trop regardé ses matchs à la télévision. Il le regrette. La presse s'est déjà emparée de son histoire. À lui désormais d'écrire la suite.