Voici les dernières paroles de David Goffin en conférence de presse : "Tout est décuplé au niveau des émotions"
Le Liégeois a mis un terme à quinze ans de carrière suite à sa défaite au deuxième tour face à Alex Michelsen.
- Publié le 23-10-2026 à 14h15

Voilà, c'est terminé. Au deuxième tour de l'European Open, David Goffin a joué le dernier match de sa carrière, battu par l'Américain Alex Michelsen (6-3, 6-4). Sur le court central du Palais 12, le Liégeois a vécu ses dernières émotions de joueur professionnel, une dernière communion avec le public mais aussi une dernière conférence de presse où il s'est présenté détendu avant de rejoindre sa famille et ses amis. Entre nostalgie et satisfaction du devoir accompli, l'ancien finaliste du Masters s'est livré, comme souvent, en toute sincérité.
David, comment expliquez-vous au grand public que vous avez tiré votre potentiel à son maximum dans la période peut-être la plus difficile de tous les temps dans le monde du tennis ?
J'ai vraiment essayé d'aller le plus haut possible, en même temps, quand je repense à cette période-là, c'était probablement le top 10 le plus fort de tous les temps, en sachant déjà que les quatre premiers (NdlR : Federer, Nadal, Djokovic, Murray) étaient indéboulonnables. Combien de fois j'ai joué le tennis de ma vie, mais finalement j'étais arrêté par ces quatre-là en huitième ou en quarts de finale de Grand Chelem. Peut-être que j'aurais pu réussir plus à notre période. En même temps, ce sont eux qui m'ont fait progresser. Ils m'ont aidé à développer mon potentiel. J'ai essayé de mettre des choses en place sans arrêt, des nouveautés pour essayer d'aller encore plus haut. Continuer à développer mes points forts, continuer à développer mes points faibles.
J'ai vraiment essayé d'aller le plus haut possible."
Le sport professionnel a-t-il répondu à vos attentes ?
Il y a eu des choses incroyables, des choses un peu plus difficiles. Quand on vit à ce niveau-là, tout est décuplé au niveau des émotions. La déception est plus forte, mais les moments de joie sont dix fois plus forts. On essaie de ne retenir que le positif. On essaie d'avancer comme ça.
Est-ce qu'un trophée particulier va trôner dans votre salon ou salle à manger ?
Il y a ceux de mes victoires, il y a les petits saladiers de la Coupe Davis aussi. Il y a aussi le trophée du mérite sportif ou du sportif de l'année, ce sont des reconnaissances qui sont importantes pour moi dans ma carrière. Il y a aussi un trophée quand je suis rentré dans le top 10. Ils ont tous une saveur particulière.
Steve m'a parlé de matchs par équipe."
Vos raquettes seront-elles définitivement rangées ?
Il y a des propositions de matchs par équipe, notamment du côté de Steve Darcis. Pour l'instant il n'y a rien de prévu. Jouer avec des amis, pourquoi pas. Mais mes raquettes professionnelles, c'est sûr, elles seront rangées.
Quel regard portez-vous sur la génération qui doit prendre votre succession ?
L'avenir du tennis belge est bien armé. Cette génération avec trois joueurs, Zizou, Raf et Alexander, c'est cool. Il y en a toujours un pour réaliser une bonne performance. Et on retrouve une chouette émulation. Quand deux jouent un peu moins bien, le troisième performe. On va voir leur avenir, ils ont encore quelques années devant eux. Ils ont des âges différents. Alex est au début de sa carrière, Zizou peut-être un peu moins et Raf est au milieu. Ce sont des joueurs différents, des âges différents, des caractères différents, c'est chouette à voir. J'espère qu'ils vont nous donner de chouettes émotions en Coupe Davis et dans les plus gros tournois du monde.

Vous avez arboré une veste spéciale pour votre dernière, pouvez-vous nous en parler ?
C'est une amie de ma femme qui est styliste et qui a deux marques de vêtements. Elle a demandé si pour ma dernière, elle pouvait me confectionner une veste. C'était très sympa. J'ai donné une veste de mon sponsor. Elle a bien fait ça avec des moments, des chiffres, des dates de ma carrière. J'ai mis un peu de strass pour finir ma carrière.