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Dans le désert du Sahara, cette oasis lutte pour sa survie (REPORTAGE)

Dans le désert du Sahara, cette oasis qui lutte pour sa survie (REPORTAGE)
©DR. Opération de pollinisation dans l'oasis d'Hazoua.

La Tunisie aspire à sortir du modèle du tourisme balnéaire de masse, en crise. Certains misent sur l'écotourisme. Comme ces habitants d'une oasis aux portes du Sahara, menacés par le changement climatique.De la route, c'est une grande tache verte foncé, au milieu du jaune du désert et sous le bleu azur du ciel sans nuage. L'oasis d'Hazoua s'étend sur près de 1 000 hectares, à la frontière entre la Tunisie et l'Algérie, entre le chott Djerid – une vaste plaine saline de 5 000 km 2 -, et le célèbre désert du Sahara. Quand on s'approche, les pieds s'enfonçant dans le sable, c'est pour découvrir des alignements de palmiers dattiers, séparées par des haies formées de feuilles de palme. Une façon de bloquer les vents chargés de sable, de servir de barrière pour les chameaux, mais aussi de délimiter les parcelles. Car il y a ici précisément 978 exploitations, d'un hectare chacune. Jusqu'en 1961, ici, ce n'était pourtant que le désert. Mais le gouvernement tunisien a alors décidé de creuser un puits en profondeur et d'offrir ces oasis aux nomades – les Beni Ghreb – qui jusque là parcouraient le désert avec leurs chameaux la majorité de l'année, afin de les sédentariser, sur base volontaire.

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