1. Accueil
  2. Actualité
  3. Personne
  4. Emmanuel Macron
Emmanuel Macron, président de France

Emmanuel Macron, Président français (mise-à-jour : élections législatives françaises 2024)

Les élections législatives de 2024

Emmanuel Macron a déclaré dans le podcast "Génération Do It Yourself" animé par Matthieu Stefani, que le résultat des législatives, au soir du 7 juillet, ne serait "la faute de personne" mais l'expression de la "responsabilité des Français". Le chef de l'Etat a une nouvelle fois dit comprendre la sidération et l'incompréhension suscitées par sa décision de dissoudre l'Assemblée nationale, jusque dans son propre camp, alors que l'extrême droite apparaît comme la grande favorite du scrutin. "Je sais ce que j'ai demandé à mes ministres, à ma majorité, à des députés qui parfois m'accompagnent depuis sept ans, qui ont changé leur vie pour être à mes côtés et je les en remercie. Je leur ai dit "faut y retourner" ", a-t-il relevé. "C'est très dur. J'en ai conscience et beaucoup m'en veulent. Mais je l'ai fait parce qu'il n'y a rien de plus grand et de plus juste dans une démocratie que la confiance dans le peuple", a-t-il martelé.

Par ailleurs, le Président français a promis, dans une lettre, "d'agir jusqu'en mai 2027", même si son camp se trouve en posture délicate à une semaine des législatives, admettant que "la manière de gouverner doit changer profondément" à l'issue du scrutin.

Les résultats du premier tour des élections précédentes

Lors du premier tour du scrutin de 2022, la majorité présidentielle était légèrement en tête devant la Nupes. La macronie était créditée de 25,8% des voix, tandis que l'union de gauche décrochait 25,7% des suffrages. Le Rassemblait national n'arrivait alors qu'à la troisième position avec 18,7% des voix. A la quatrième position, l'Union de la droite et du centre comptait 11,3% des votes.

 
 

Le parcours politique

Emmanuel Macron a initié ses études par de la philosophie. Il a intégré par la suite l’Ecole Nationale d’Administration – ENA. Il est diplômé lors de la promotion Léopold Sédar Senghor. Il a rejoint l’Inspection Générale des Finances, puis s’est orienté vers le secteur privé en étant embauché par Rothschild & Cie en tant que banquier.

Son parcours politique a débuté lorsqu’il a rejoint le Mouvement des Citoyens, micro-parti créé par Jean-Pierre Chevènement. En 2002, il a initié un rapport avec Michel Rocard, incarnant alors l’aile droite du Parti Socialiste.

C’est sous la présidence Hollande que sa carrière politique a pris un tournant. En 2012, il est nommé secrétaire général adjoint de la Présidence de la République. En 2014, lorsque Arnaud Montebourg démissionne du Gouvernement, il a obtenu une nomination en tant que ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

En 2015, il a été l’instigateur de la loi Macron, qui facilite la mise en place du travail le dimanche et la nuit, développe le transport en autocar sur de longues distances, réforme la justice prud’homale et facilite la mobilité bancaire. Beaucoup des mesures proposées ont provoqué une levée de boucliers à l’Assemblée nationale en raison de leur orientation patronale. La loi a été adoptée par l’emploi de l’article 49.3 de la Constitution.

En 2016, après avoir quitté son poste de ministre, il a créé son parti politique En Marche !. Son intention était de briguer la fonction présidentielle. Il a publié en parallèle un ouvrage à succès, Révolution, où il détaillait sa pensée politique. En 2017, il est élu président de la République.

Les controverses

La crise des Gilets Jaunes

En novembre 2018, le président de la République a annoncé la promulgation d’une taxe sur le prix des carburants à l’orée 2019. Une protestation populaire a vu le jour à travers les Gilets Jaunes. Le mouvement revendique un changement de politique fiscale et une amélioration des conditions de vie des classes populaires et intermédiaires. Cet épisode de contestation a engendré 11 morts et 25 800 blessés parmi les manifestants. L’utilisation par les forces de l’ordre du LBD (Lanceur de balles de défense) et de grenades de désencerclement a été très critiquée en raison des blessures graves occasionnées. Parallèlement devait surgir l’affaire Benalla, incriminant un chargé de mission du président de la République usurpant la fonction de policier.

La controverse de la réforme des retraites

Une nouvelle vague de contestation populaire s’est abattue sur la France avec le projet de réforme des retraites, lancé fin 2019. Le pays est alors traversé par une série de mouvements de grèves. La réflexion sur la réforme est suspendue suite à l’apparition de la pandémie de Covid-19

La gestion de la pandémie de Covid-19

Le président Macron et son Gouvernement ont essuyé une vive critique suite à l’instauration d’un pass vaccinal en 2021, excluant de certains lieux publics les personnes ne disposant pas d’un schéma vaccinal complet.

En 2022, l’affaire McKinsey révélait que le Gouvernement avait payé plusieurs millions d’euros des cabinets de conseil afin qu’ils gèrent notamment certains points relatifs à la lutte contre la pandémie. Ainsi, ce sont des cabinets privés qui auraient élaboré la stratégie vaccinale de la France. Le rapport sénatorial, à l’origine des révélations, rapportait que le plus gros bénéficiaire des offres de contrats était le cabinet américain McKinsey. Il s’avéra que plusieurs consultants de ce cabinet avaient travaillé pour la campagne de Macron, alors simple candidat, en 2017.

Stratégie d’Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle 2022

Annoncer sa candidature au dernier moment

Le président Macron a choisi le suspens jusqu’à la dernière minute quant à l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle. Le président de la République a justifié le choix du dernier instant pour officialiser sa candidature par le contexte sanitaire lié au Covid-19 et la guerre opposant l’Ukraine à la Russie.

La stratégie du surplomb

Début février 2022, le président, investi diplomatiquement pour tenter de calmer les tensions à l’Est de l’Europe, déclarait à la presse ne pas penser à l’élection présidentielle qui devait se tenir en avril. Cette prise de hauteur n’a pas été sans agacer certains électeurs et l’essentiel des candidats.

Le président de la République n’a participé qu’à peu de meetings, préférant confier à ses ministres la tâche de défendre son quinquennat et de présenter ses propositions pour les 5 prochaines années.

Le grand absent des débats de la présidentielle, c’est le président Macron, qui avait déclaré qu’il ne participerait pas aux différentes confrontations entre candidats, organisées par les médias. Les concurrents du président ont dénoncé la stratégie de fuite de leur adversaire principal.

L’absence de front républicain

Au terme du premier tour de l’élection présidentielle 2022, Emmanuel Macron a pu considérer que sa stratégie de surplomb a été payante. Toutefois, le second tour lui a imposé un changement de stratégie. Les accusations de fuir le débat se multipliant, le président de la République a renoué avec l’immersion populaire sur le terrain pour tenter de convaincre les Français.

Un autre élément inquiétait certainement le candidat à la réélection, à savoir la diminution de l’écart avec Marine Le Pen par rapport à 2017 et le bon score de Jean-Luc Mélenchon (22%). Le candidat de la France Insoumise rassemblait principalement une majorité de voix opposées à au président sortant. Sans oublier qu’Eric Zemmour, bien que quatrième par son score, avait recueilli 7,2% des suffrages.

Sur le terrain, le président de la République a bien été obligé de reconnaître que le front républicain ne mobilisait plus en 2022. C’est au contact des gens que le président Macron a déclaré vouloir présenter son programme et convaincre. La campagne du candidat En Marche a réellement débuté après le premier tour.

Vie privée

Emmanuel Macron est né le 21 décembre 1977, dans la Somme. Il est l’ainé d’une fratrie de 3 enfants. En 2007, il épouse Brigitte Trogneux, professeur de lettres, de 24 ans son aînée. De son précédent mariage, Brigitte Macron a eu 3 enfants. Le couple Macron n’a conçu aucun enfant, mais a adopté un petit chien nommé Némo, lors de son arrivée à l’Elysée en 2017.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...