Une prime régionale d'activation des chômeurs

Le ministre-président flamand Kris Peeters a plaidé dimanche, sur le plateau de l'émission de la VRT "De Zevende Dag", en faveur de l'instauration d'une allocation d'activation des chômeurs, attribuée par les Régions indépendamment de l'allocation de chômage.

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Une prime régionale d'activation des chômeurs
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Le ministre-président flamand Kris Peeters a plaidé dimanche, sur le plateau de l'émission de la VRT "De Zevende Dag", en faveur de l'instauration d'une allocation d'activation des chômeurs, attribuée par les Régions indépendamment de l'allocation de chômage.

Le Vice-Premier ministre Didier Reynders (MR) a répété durant la semaine qu'il n'était pas question d'imposer la date du 15 juillet pour la grande réforme de l'Etat attendue par certains partenaires flamands. Le président du FDF, Olivier Maingain, a pour sa part une nouvelle fois appelé à la nomination des bourgmestres des communes à facilité Kraainem, Wezembeek-Oppem et Linkebeek avant tout débat sur une réforme de l'Etat. Le ministre-président flamand Kris Peeters a rejeté dimanche ces conditions préalables et souligné la nécessité d'arrêter les "petites joutes politiques" pour enfin discuter du fond, notamment dans le domaine du marché de l'emploi. Selon lui, le débat sur le marché de l'emploi comporte trois dossiers majeurs: la réduction des coûts salariaux pour certains travailleurs (personnes âgées, chômeurs et allochtones), les paquets de compétences homogènes, et enfin la responsabilisation, l'activation et les indemnités des chômeurs.

Ce dernier point est, pour Kris Peeters, le plus important. Le ministre-président envisage, pour ce dossier, trois grandes pistes. La première met en place un bonus à l'embauche, qu'une Région recevrait à chaque fois qu'un chômeur retrouve un emploi. Il met ensuite en avant un système de bonus-malus, qui sanctionnerait ou récompenserait les Régions sur base de divers indicateurs. La troisième piste envisagée est celle d'une allocation d'activation, qui serait accordée par les Régions en plus de l'allocation de chômage de base et en fonction des particularités propres au marché du travail de chaque Région. Kris Peeters a fait référence à l'inflation et aux prévisions à la baisse du FMI (Fonds monétaire international) pour la croissance de la Belgique. Celle-ci serait en effet de 1,4 pc du PIB en 2008, alors que la Banque Nationale table sur 1,9 pc. Il estime dès lors que le marché de l'emploi est trop important pour faire l'objet de querelles politiques. "Je trouve cela inadmissible", a-t-il dit.

Lors de ce débat dominical, le chef de file sp.a à la Chambre, Peter Vanvelthoven, a dit s'attendre à ce que le deuxième paquet en vue d'une réforme de l'Etat soit finalement assez faible, tout comme Bruno Valkeniers, du Vlaams Belang. Il insiste toutefois sur le fait que son parti le votera "s'il comporte de bonnes choses", la condition étant qu'il "offre plus de possibilités à la Flandre".

Sur les déclarations de Didier Reynders sur la réforme de l'Etat, le président ad-interim du CD&V Wouter Beke a estimé que l'application de l'accord gouvernemental était le meilleur moyen d'assurer la stabilité et le calme à la rue de Loi. Selon lui, la date du 15 juillet n'est pas discutable.

Pour le chef de file Open Vld à la Chambre Bart Tommelein, tous les accords doivent être respectés. Il a affirmé ne pas se distancer de Didier Reynders mais "s'il a été décidé dans l'accord gouvernemental que des discussions doivent être menées d'ici le 15 juillet et qu'une réforme de l'Etat doit être mise en place, alors cela doit se faire".


La FGTB rejette la prime régionale d'activation de Kris Peeters Le syndicat socialiste FGTB n'est pas favorable à la prime régionale d'activation des chômeurs, une idée défendue dimanche par le ministre-président flamand Kris Peeters. Selon Rudy De Leeuw, président du syndicat, la mesure pourrait induire des disparités régionales. La prime d'activation "touche au fonctionnement du chômage, puisque les allocataires n'auraient plus les mêmes droits sociaux selon qu'ils résident en Flandre, en Wallonie ou à Bruxelles", a dit M. De Leeuw. "Les gens ont versé des cotisations, ainsi que leur employeur, durant leur période d'activité. Quand ils sont ensuite au chômage, en maladie ou qu'ils prennent leur pension, ils doivent conserver leur droit à une même allocation", a-t-il ajouté.

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