Décret sur les armes: "un compromis acceptable"

En coulisses, certains ont décrit les difficultés rencontrées dans ce dossier comme la traduction d'un désaccord entre M. Marcourt (PS) et son collègue Ecolo, Jean-Marc Nollet. Les deux hommes sont en effet soumis à des intérêts différents.

Décret sur les armes: "un compromis acceptable"
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Le décret sur les licences d'exportation d'armes constitue un compromis acceptable, estime le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. La nécessité d'un accord préalable à la signature d'un contrat dans certains cas sensibles, telle qu'elle avait figuré dans une mouture précédente, lui paraissait inefficace, voire vexatoire pour les entreprises wallonnes d'armement. "C'est un compromis acceptable", a déclaré le ministre, interrogé en marge d'une mission en Corée du sud.

En coulisses, certains ont décrit les difficultés rencontrées dans ce dossier comme la traduction d'un désaccord entre M. Marcourt (PS) et son collègue Ecolo, Jean-Marc Nollet, les deux hommes étant soumis à des intérêts différents. Le premier n'est pas de cet avis. "Je tiens à saluer la correction de mes collègues du gouvernement. On a travaillé à l'intérieur du gouvernement. C'est un dossier extrêmement sensible, où l'émotion joue beaucoup", a-t-il souligné.

Le ministre-président Rudy Demotte, également présent à Séoul, a abondé dans le même sens. "Nous étions devant deux approches qui n'étaient pas liées à des ministres. Les lignes de fracture traversaient le monde politique, économique, associatif, la presse... C'est pour cela que ça a pris du temps".

Les représentants patronaux et syndicaux du secteur de l'armement étaient particulièrement remontés contre l'obligation d'une autorisation préalable dans certains cas. A leurs yeux, la compétitivité entreprises wallonnes en aurait souffert. Cette autorisation est remplacée par une obligation d'information préalable, dont la confidentialité est garantie.

"Le retrait de cette autorisation préalable met nos entreprises sur le même pied que les autres. Cela pouvait apparaître comme une mesure vexatoire et inefficace puisque, lors de l'octroi de la licence, on vérifie que toutes les conditions sont remplies", a fait remarquer M. Marcourt.

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