Armes: le parlement wallon approuve le décret

Le parlement wallon a approuvé mercredi en séance plénière le projet de décret qui réforme la procédure d'octroi des licences d'exportation d'armes. es travailleurs restent "en alerte maximale".

Armes: le parlement wallon approuve le décret
©Jean-Luc Flemal
Belga

Le parlement wallon a approuvé mercredi en séance plénière le projet de décret qui réforme la procédure d'octroi des licences d'exportation d'armes. La majorité a voté en faveur du texte. Le MR a voté contre et le député indépendant Bernard Wesphael s'est abstenu en raison des doutes qu'il éprouve sur la sécurité juridique du nouveau dispositif.

Ce vote clôt une longue saga entamée en juin 2009, à la suite de l'octroi à la FN Herstal de licences d'exportation d'armes vers la Libye. Le gouvernement devra toutefois encore s'accorder sur une série d'arrêtés d'exécution. L'un des volets du décret est consacré à la transposition d'une directive européenne sur le commerce intra-européen des armes. Le nouveau système européen entrera en vigueur le 1er juillet.

Les travailleurs restent en alerte maximale, avertissent les syndicats

L'emploi est préservé mais les travailleurs restent en alerte maximale, a averti mercredi le front commun syndical FGTB-CSC après le vote du décret qui réforme la procédure d'octroi des licences d'exportation d'armes.

L'avertissement vise tant le gouvernement wallon que les employeurs. Tout au long de la saga de ce projet de réforme, les syndicats ainsi que les patrons du secteur de l'armement ont régulièrement dénoncé avec beaucoup de virulence les multiples versions du texte wallon. La dernière mouture les a apaisés. "Le résultat obtenu offre les garanties suffisantes aux employeurs pour assurer les emplois", ont jugé FGTB et CSC dans un communiqué commun.

Selon les deux centrales, le "décret ne nuit en aucun cas aux activités économiques des entreprises du secteur, leur permettant ainsi de préserver l'emploi".

Les syndicats restent toutefois vigilants. Si le gouvernement wallon remettait en cause ses engagements dans l'application du texte ou si les employeurs invoquent celui-ci pour toucher à l'emploi, ils "se mobiliseront lourdement pour défendre les travailleurs".

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