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"Si on ne peut pas cohabiter avec le parti le plus puissant de Flandre, la survie de la Belgique peut être en jeu"

Arrivée d'un Premier ministre nationaliste au "16, rue de la Loi", record de la plus longue crise politique battu à Bruxelles,… Le politologue et philosophe Vincent de Coorebyter (ULB) passe en revue l'actualité politique en 2025.

Vincent de Coorebyter philosophe et politologue belge
Vincent de Coorebyter, philosophe et politologue belge. ©Bernard Demoulin

Qu'est-ce qui explique ce nouveau record de la plus longue crise politique, à Bruxelles cette fois-ci ? La complexité du système institutionnel bruxellois ? La dispersion trop grande des voix ?

Vous multipliez les hypothèses à la recherche d'une explication rationnelle pour comprendre cette situation ubuesque et scandaleuse. En fait, il n'y a aucune explication satisfaisante. Doit-on incriminer les électeurs ? Par principe, non. Ils font un usage libre, le plus pertinent à leurs yeux, de leur bulletin de vote. Ce qui me frappe le plus, c'est le cumul des exclusives. Quatre partis sont frappés d'une exclusive : le Vlaams Belang, la Team Fouad Ahidar, le PTB-PVDA, et la N-VA aux yeux du PS au moins. D'abord, ça restreint la possibilité de former une majorité, alors que l'exercice est déjà difficile en soi. Ensuite, c'est un message assez choquant qui est envoyé aux électeurs. On leur dit : "Votez comme vous le souhaitez, mais sachez que votre vote ne sera pas pris en considération s'il se porte sur un parti que nous jugeons indigne".

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