"Mars Attacks" : douze écoles montent au créneau contre la Fédération Wallonie-Bruxelles
Le collectif demande le retrait de toutes les mesures prévues par le gouvernement MR-Engagés.

- Publié le 20-03-2026 à 18h27

"Ce collectif a été créé pour affirmer un refus catégorique de tous les projets de réforme du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles." D'emblée, le ton est donné. D'ailleurs, le nom du collectif ne laisse guère de place au doute : les professeurs des douze écoles qui le composent se sont approprié le titre du célèbre film de Tim Burton, "Mars Attacks". Autrement dit, ils expriment une opposition ferme aux mesures portées par la majorité MR-Engagés. Parmi les écoles ayant rejoint le mouvement, le centre scolaire Ma Campagne à Bruxelles, l'institut Saint-Boniface à Ixelles ou encore le collège Notre-Dame de Basse-Wavre. "Le mouvement est spontané et s'est formé progressivement grâce au bouche-à-oreille. Ce sont les professeurs eux-mêmes qui en sont à l'initiative et nous espérons que le mouvement fera tache d'huile auprès d'autres écoles", explique Céline Noël, professeure à l'institut Saint-Boniface à Ixelles. Leur revendication est claire : ils demandent le retrait de toutes les mesures prises par la majorité MR-Engagés, aux manettes de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Pas question, expliquent-ils, de s'asseoir à la table pour discuter. "Nous adoptons les mêmes méthodes que le gouvernement."
Actions de boycott
Pour faire entendre leur colère, le collectif "Mars Attacks" a prévu une série d'actions. Parmi elles, le boycott de 10 % de la charge horaire de cours. Une réponse, d'après le collectif, à l'augmentation de cette charge horaire décidée dernièrement par le gouvernement. "J'ai fait les calculs, si je respecte la charge horaire de 22 heures par semaine face à la classe, je travaille en réalité 70 heures par semaine. C'est invivable", détaille Céline Noël. Le collectif prévoit par ailleurs de boycotter les journées pédagogiques, la remise des résultats du CE1D et du CESS à la FWB, ou encore une interruption de travail quotidienne de 49 minutes. "Nous mènerons ces actions jusqu'à ce que les mesures soient retirées", martèlent les professeurs membre de ce collectif, tout en assurant que ces actions n'auront qu'un impact limité sur le fonctionnement de l'école. Outre les professeurs, un groupe d'élèves s'est joint au mouvement. "Nous sommes là parce que nous en avons marre, parce que nos professeurs n'ont parfois plus assez de voix pour crier", clament-ils.
Contactée par La Libre, la ministre de l'Enseignement, Valérie Glatigny (MR), précise prendre note de cette action. "Il y a eu des concertations déjà avec les acteurs de l'enseignement (Fédération de Pouvoirs organisateurs, organisations syndicales…). Mais je reste disponible pour dialoguer avec toutes les personnes qui le souhaitent", ajoute-t-elle.