Catherine Delcourt : "Mon papa était instituteur, mon grand-père forgeron. Cela a forgé en moi une âme libérale"
Commissaire d'arrondissement de la Province de Liège, Catherine Delcourt s'est présentée pour la première fois ce dimanche. Elle siégera désormais à la Chambre.

- Publié le 12-06-2024 à 14h34

"Je vous rappelle juste après la conférence de presse." Catherine Delcourt ne compte rater pour rien au monde la conférence de ce mardi après-midi donnée par Georges-Louis Bouchez et Maxime Prévot pour annoncer leur alliance et décliner leurs ambitions pour la Wallonie. "Diagnostic, actions, évaluations. Voilà la base de leur méthodologie. Cela me parle", se réjouit-elle dans la foulée.
Haute fonctionnaire à la Région wallonne, commissaire d'arrondissement de la Province de Liège (entendez bras droit du gouverneur), Catherine Delcourt semble avoir l'esprit rigoureux. C'est à ce poste qu'elle fut amenée à gérer en première ligne l'attentat de Liège, le Covid, les inondations de 2021. Et c'est durant ces évènements que son engagement politique a mûri inconsciemment. "Le Covid m'a fortement marquée. Nous avons vécu une cohésion très forte avec l'ensemble des autorités locales. J'ai vu à quel point les bourgmestres charbonnaient au quotidien. Cela m'a impressionné. J'ai observé l'impact des politiques menées sur la vie des citoyens."
Quand Pierre-Yves Jeholet, tête de la liste MR à la Chambre, lui propose d'occuper la deuxième place, elle prend un temps de réflexion avant d'acquiescer. "J'ai accepté par sens du devoir."
Le MR est pour Catherine Delcourt une évidence. "Je suis pleinement alignée avec le programme. Mon papa était instituteur, mon grand-père forgeron, et ils avaient mis au cœur de leur vie l'éducation, l'instruction et le travail qui sont sources d'émancipation. Cela a forgé en moi une âme libérale."
Sa première campagne, Catherine Delcourt, élue avec 13 228 voix, l'a vécue au fil des rencontres qui l'ont fortement marquée. "Je mentionnerais cependant un regret. Ce qui m'a désolé est le nombre de personnes me confiant ne pas aller voter car cela ne changerait rien. Les résultats de dimanche prouvent le contraire : une alternance était possible et elle a été choisie."
Sur les bancs parlementaires, la Liégeoise fera tout pour concrétiser cette promesse de changement dans les dossiers qui lui "tiennent à cœur" : le régalien, l'enseignement, le vieillissement de la population, la neutralité…
