Stéphanie Lange: "Je suis une des premières femmes en situation de handicap à siéger dans un Parlement : j'ai envie d'incarner cette matière-là"
Stéphanie Lange (Les Engagés) entre au Parlement bruxellois. À 29 ans, elle défend deux priorités : la jeunesse et l'inclusion des personnes en situation de handicap.

- Publié le 12-06-2024 à 09h06

À 29 ans, Stéphanie Lange, Bruxelloise de cœur, est une zinneke "à la belge". Originaire du Condroz, elle a grandi à Gand avant de s'établir, il y a trois ans, dans la commune d'Etterbeek. Elle fera son entrée au Parlement bruxellois sous la bannière des Engagés. À la huitième place, elle a réalisé, avec 1 818 voix, le quatrième score de la liste turquoise.
Deux jours plus tard, la jeune femme n'est pas encore remise de sa surprise. "Je suis heureuse et aussi un peu étonnée. J'espère que je serai à la hauteur de ce qu'on va me demander", dit-elle modestement. Armée d'un master en droit de l'UCLouvain, doublé d'une spécialisation en droit de la santé obtenue en Suisse, la nouvelle parlementaire travaille comme conseillère au centre d'études des Engagés.
"Ma vie ? Ce sont les autres, pour les aider à dépasser leurs difficultés et pour qu'ensemble, par le capital humain, nous puissions réussir la transition d'une société où chacun et chacune compte", expliquait-elle en se lançant dans la campagne.
Stéphanie Lange se déplace en voiturette électrique. Son quotidien se conjugue avec son handicap.
Les enjeux qu'elle souhaite mettre en avant ? "D'abord la jeunesse. Les jeunes ont leur place en politique. Ils peuvent influencer les décisions qui les concernent sur le long terme. J'ai 29 ans. Je veux porter celles qui engagent notre avenir et celui de nos enfants." Elle insiste sur la santé mentale. "Une priorité".
Pas de voyage de rhéto…
L'autre axe qui lui tient à cœur, c'est l'inclusion des personnes en situation de handicap. "Je suis une des premières femmes en situation de handicap à siéger dans un Parlement. C'est extrêmement important que je puisse porter ou plutôt incarner cette matière-là". Stéphanie sait de quoi elle parle. Élève, elle a vécu la discrimination en raison de son handicap : "Je n'ai pas pu partir en voyage de rhéto, alors que chez les scouts, j'ai toujours pu participer aux camps. Ça a été un moment très compliqué."
Elle veut faire bouger les lignes, notamment en matière de mobilité. "Si je veux prendre un train, je dois demander une assistance au moins six heures à l'avance. Quand on a une vie sociale et qu'on veut boire un verre avec des amis, ce n'est pas évident."
