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Le Rassemblement national ne veut plus siéger avec les Allemands de l'AfD, jugés infréquentables

Suite aux déclarations de la tête de liste du parti d'extrême droite allemand Maximilan Krah, le RN veut prendre ses distances vis-à-vis d'alliés embrassants .

Elections 2024 - Allemagne: l'AfD interdit sa tête de liste aux Européennes de meetings électoraux
L'eurodéputé Maximilan Krah, tête de liste de l'AfD aux élections européennes, a choqué en déclarant que derrière chaque uniforme SS se cachait "automatiquement" un criminel. La déclaration de trop pour ses alliés français du Rassemblement national.

Trop ist zu viel. Le Rassemblement national (RN) ne considère plus le parti allemand Alternative für Deutschland (AfD) comme un partenaire fréquentable. "Nous ne siégerons plus avec [l'AfD] lors du prochain mandat", a indiqué mardi à nos confrères de Libération Alexandre Loubet, directeur de campagne de l'eurodéputé et président du RN Jordan Bardella, tête de liste du parti pour les élections européennes du 9 juin. En cause : les récents propos de Maximilan Krah, tête de liste de l'AfD. Interviewé par le quotidien italien La Repubblica, M. Krah a indiqué qu'il ne considérait pas que "chaque homme portant un uniforme SS était automatiquement un criminel". Pièce centrale du régime nazi, les SS furent les principaux organisateurs et exécutants de l'extermination des Juifs d'Europe. L'embarras de l'AfD est tel que M. Krah, bien qu'il conserve la tête de liste, est privé de meetings et de déclarations publiques jusqu'aux élections. Mais aux yeux du RN (pourtant avatar du FN, qui fut fondé en 1972 par l'ancien Waffen-SS français Pierre Bousquet et par Jean-Marie Le Pen), les choses sont allées trop loin.

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