Promotion "Rima Hassan" à l'ULB : les étudiants réagissent et demandent un "soutien clair et sans ambiguïté" des autorités académiques
Les étudiants de la Faculté de droit et de criminologie de l'ULB ont choisi "Rima Hassan" comme nom pour leur promotion.
- Publié le 26-08-2025 à 14h33
- Mis à jour le 28-08-2025 à 16h07

Depuis juin, le nom de la future promotion des étudiants en droit de l'ULB provoque diverses réactions. Cette année, les "ulbistes" pouvaient voter pour quatre noms : Typhanie Afschrift, Michèle Grégoire, Gisèle Pelicot et Rima Hassan. On apprenait le 22 août dernier que le nom de Rima Hassan avait été choisi.
Dans un communiqué publié ce 26 août, les étudiants du Bureau des Étudiant·e·sAdministrateur·e·s (BEA), du Bureau Étudiant de la Faculté de Droit et de Criminologie (BE Droit), du Cercle de Droit (CD) et du Cercle du Libre Examen (LIBREX) de l'Université libre de Bruxelles (ULB) ont réagi aux polémiques qui ont suivi ce choix : "Ce choix, issu d'un processus démocratique et respectueux des règles établies, reflète l'engagement des étudiant·e·s en faveur des valeurs de libre examen et de solidarité."
Ces divers Cercles et Bureau précisent qu'" un débat encadré a été organisé, suivi d'un vote supervisé par les autorités universitaires, garantissant une participation libre et éclairée de chaque étudiant·e. Ce processus incarne les principes fondamentaux de l'ULB, notamment la liberté d'expression et la réflexion critique".
Menaces
Dans ce communiqué, les étudiants expliquent qu'ils font face à "une vague inacceptable de menaces, d'intimidations, de harcèlement et d'acharnement, émanant notamment de milieux politiques et des réseaux sociaux".
Ils condamnent ces menaces et apportent leur soutien aux étudiants visés : "Il est particulièrement préoccupant que certain·e·s membres ou ancien·ne·s membres de la communauté universitaire, y compris au sein de la Faculté de Droit et de Criminologie, participent à cette campagne de dénigrement, amplifiant les pressions extérieures."
Les Cercles et Bureaux déclarent qu'une "campagne de désinformation circule autour de la figure de Rima Hassan". Ils expliquent que ce choix a été fait en "soutien à la cause palestinienne, confrontée depuis 77 ans à la colonisation, à un régime d'apartheid et à un génocide en cours à Gaza, des faits documentés par des experts des Nations unies et des ONG internationales."
"Un soutien clair et sans ambiguïté "
Le communiqué des étudiants de l'ULB se termine par une demande adressée aux autorités académiques à l'approche de la proclamation :" Nous appelons la rectrice et les autorités de l'ULB à apporter un soutien clair et sans ambiguïté à la communauté étudiante face à ces attaques. L'université a la responsabilité de protéger ses étudiant·e·s et de garantir leur sécurité, notamment lors de la proclamation. Nous demandons que des mesures concrètes soient prises pour assurer le bon déroulement des événements académiques et préserver les étudiant·e·s de toute forme d'intimidation."

