Polémique à l'ULB : "Rima Hassan est controversée, mais les étudiants ont fait un choix en connaissance de cause"
Comme chaque matin, Maxime Binet reçoit dans le "Café sans filtre" (LN Radio) un invité afin d'évoquer les sujets chauds de l'actualité. Ce mardi : Martin Casier, chef de groupe PS de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
- Publié le 26-08-2025 à 08h53
- Mis à jour le 26-08-2025 à 14h18
Martin Casier, chef de groupe PS de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a étudié à l'ULB. Dans l'interview "Café sans filtre" de ce mardi 26 août sur LNRadio, il revient sur la récente polémique autour du nom de Rima Hassan comme "marraine" de la promotion de droit de l'alma mater bruxelloise qu'il connait bien. "Je crois qu'il faut rappeler que c'est un choix des étudiants, ce n'est pas un choix de l'institution en tant que telle. La jeunesse ulbiste a toujours été assez radicale dans un ensemble de revendications", met en contexte le Bruxellois.
Pour Martin Casier, les "classes de la jeunesse" se sentent désemparées face à la situation actuelle à Gaza : "Elles se sentent désemparées aussi parce qu'aujourd'hui en Belgique, par exemple avec le MR, il n'y a même pas de reconnaissance de la famine ou du génocide en cours. Cela pousse inévitablement la jeunesse à se pousser vers des personnalités plus radicales pour incarner ce combat".
"Une personnalité controversée"
Le politique estime que "Madame Hassan est controversée. Ce que je constate néanmoins c'est que les étudiants ont fait un choix, ils l'ont fait en connaissance de cause. Je crois qu'ils l'ont fait, avant tout, parce qu'ils estiment qu'avec la situation que nous connaissons aujourd'hui à Gaza, d'avoir une femme eurodéputée palestinienne, c'est aussi une manière de rendre hommage aux Gazaouis qui vivent un enfer depuis 22 mois."
Selon Martin Casier, l'"ULB renierait certaines de ses valeurs si elle devait aller à l'encontre d'un vote des étudiants. Je crois qu'en l'état ça a toujours été un choix des étudiants, je pense qu'il faut le retenir comme tel".
Négociations bruxelloises
L'interview menée par Maxime Binet met ensuite le focus sur les négociations bruxelloises. Ce lundi, la note d'Yvan Verougstraete a fuité dans la presse. Martin Casier se dit "très heureux et soutien l'initiative de la prise de main de Monsieur Verougstraete" : "C'est la première fois depuis bien longtemps qu'on parle de fond. Nous, c'était notre demande depuis des mois. On n'est évidemment pas d'accord avec tout le monde, mais c'est une note de cadrage sur laquelle nous allons continuer à négocier. On va répondre à l'ensemble des demandes pour les prochaines bilatérales car notre volonté est de continuer à être un acteur. C'est clair que, par exemple, sur la question du logement, le PS a fait de l'accessibilité au logement une priorité donc c'est un des points que nous discuterons."

