La ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) a affiché mardi sa volonté de mieux encadrer à l’avenir les stages que les étudiants sont amenés à réaliser dans le cadre de leurs études.

Selon une enquête de la Fédération des étudiants francophones (Fef) rendue publique en octobre 2019, nombre d’étudiants se disent victimes de harcèlement lors de ces stages.

Plus d’un tiers d’entre eux estiment en outre n’avoir pas bénéficié à cette occasion d’un encadrement suffisant. Beaucoup pointent aussi les coûts (de transport notamment) générés par ces stages non rémunérés.

Depuis lors, la situation ne semble pas avoir changé. "Tous les jours, nous sommes interpellés par des étudiants à propos de leurs stages, regrettait la présidente de la Fef, Chems Mabrouk, à la rentrée de septembre. Il est temps de mettre ce sujet à l’agenda."

Interrogée mardi en commission du Parlement sur les résultats de cette enquête par les députés Rodrigue Demeuse (Écolo) et Anouk Vandevoorde (PTB), la ministre a annoncé son intention de mieux baliser l’organisation de ces stages à l’avenir.

Des conventions de stages

La ministre libérale a toutefois dit vouloir commencer par les stages pour les étudiants en soins infirmiers et les sages-femmes. L’objectif serait d’aboutir dans ce secteur à des conventions de stages écrites reprenant les noms des responsables, le nombre d’étudiants stagiaires admis par service, la durée du stage, l’obligation pour les structures de souscrire une assurance RC, ainsi que mieux définir les modalités d’encadrement des stagiaires.

Une fois ce cadre fixé pour les stagiaires en soins infirmiers, la ministre ambitionne de l’étendre ensuite à l’ensemble des étudiants stagiaires, a-t-elle expliqué mardi.

Elle a aussi dit vouloir étudier des solutions pour réduire les frais de transport à charge des stagiaires, notamment par une intervention financière des établissements.