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"Dans le marché de la drogue, il faut considérer Anvers comme le grossiste et Bruxelles comme le lieu où se fait la vente en détail"

La commissaire nationale aux drogues, Ine Van Wymersch, met en garde contre la prolifération des labos.

Newly appointed drugs commissioner Ine Van Wymersch pictured during the signing of the statement 'Declaration on the fight against cross-border organized drug crime' in the context of the conference 'Working together on a safe and ethical port', in Antwerp, Friday 17 February 2023. Dutch and Belgian ministers, mayors of Rotterdam and Antwerp, and the shipping companies are supporting a common approach, they make agreements about how the private and public sector can better secure our ports and maritime sector. BELGA PHOTO DAVID PINTENS
La commissaire nationale aux drogues, Ine Van Wymersch, met en garde contre la prolifération des labos.

Quand on parle de narcotrafic, on a longtemps parlé d'Anvers mais actuellement, c'est surtout Bruxelles qui semble touchée, avec une fusillade au moins une fois par semaine…

Les deux situations ne sont pas comparables. Dans le marché de la drogue, il faut considérer Anvers comme le grossiste – là où les tonnes de cocaïne entrent – et Bruxelles comme le lieu où se fait la vente en détail. Les organisations ne sont donc pas les mêmes. À Anvers, la plupart des suspects arrêtés sont originaires des Pays-Bas. Le type de violence qu'on y constate n'a pas pour objectif de tuer, mais d'intimider. Quand une grenade est lancée sur une façade, c'est pour envoyer un signal à une organisation ennemie. À Bruxelles, ce sont des guerres de territoire parce qu'on se dispute les lieux de vente entre bandes. Et puis là où, à Anvers, ce sont des personnes disons plus "expérimentées" qui sont à la manœuvre, à Bruxelles, on envoie les petites mains faire le sale boulot. La plupart n'ont jamais utilisé une arme. Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec des victimes innocentes. Il y a toujours eu des fusillades à Bruxelles. Avant, cela ne concernait que les membres des bandes entre eux. Aujourd'hui, on en parle davantage non pas parce que les fusillades sont plus nombreuses, mais parce qu'il y a plus de risques que des personnes qui n'ont aucun lien avec ces bandes soient touchées.

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