Antonio Ferrara, le "Roi de la belle" arrêté à Eupen
Le braqueur multirécidiviste Antonio Ferrara a été interpellé en Belgique, à Eupen, dans le cadre d'une enquête française menée par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.

- Publié le 27-02-2025 à 10h14
- Mis à jour le 27-02-2025 à 19h02

L'opération a provoqué, jeudi vers 08 h 00, un sacré remue-ménage à Eupen. Des membres des Unités spéciales ont maîtrisé un gang de braqueurs se déplaçant à bord de plusieurs voitures dans la ville. Douze personnes ont été interpellées à l'issue de cette opération qui aura mobilisé les polices belge, française et allemande.
On retrouve parmi eux une figure connue du grand banditisme français, Antonio Ferrara, considéré un roi de l'évasion libre depuis 2022.
Le gang de braqueurs était, d'après BFM, dans le viseur des policiers de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention) nationale française depuis le printemps 2024. Ils avaient déterminé que l'équipe se préparait, avait trouvé une planque et Belgique et avait volé avec plusieurs véhicules. Leur cible avait pu être identifiée. Il s'agissait d'un centre fort, soit un lieu où sont rassemblés les billets de banques ramenés par les fourgons. Celui-ci était installé dans la région de Bochum (Allemagne).
Le groupe a été contré par la police allemande, a indiqué le parquet de Düsseldorf. Une course-poursuite s'est engagée. Les malfaiteurs ont été interceptés à Eupen par les Unités spéciales de la police fédérale. Des coups de feu ont été tirés. Un malfaiteur a été légèrement atteint. Un policier a été blessé après qu'une voiture l'eut heurté.
Des témoins ont notamment raconté au Grenz-Echo que deux hommes ont été extraits par la police d'une Porsche noire immatriculée en Allemagne. Une autre voiture a été encerclée par des policiers qui ont intimé aux occupants l'ordre de sortir.
Antonio Ferrara, 52 ans, est une figure connue du grand banditisme en France. Surnommé "Le roi de la belle", il a été condamné pour des braquages, une tentative de meurtre et deux évasions : en 1998 lors d'un transfèrement à l'hôpital, et enfin en 2003. Des complices déguisés en policiers avaient alors attaqué l'établissement pénitentiaire de Fresnes au lance-roquettes.