Procès Encro : Abdelwahab G. condamné à 15 ans de prison en appel

Abdelwahab G., considéré comme l'un des principaux dirigeants de l'organisation criminelle internationale mise au jour à la suite du décryptage des messageries Encrochat et Sky ECC, a été condamné jeudi à 15 ans de prison par la cour d'appel de Bruxelles.

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Procès Encro : Abdelwahab G. condamné à 15 ans de prison en appel

L'homme de 58 ans avait écopé d'une peine de 17 ans de prison en première instance.

Une confiscation par équivalent à hauteur de 2 millions d'euros a également été ordonnée, soit bien moins que les 15 millions prononcés en première instance.

Le prévenu s'est également vu infliger une amende de 640.000 euros, qui sera remplacée par une peine subsidiaire de trois mois en cas de non-paiement dans les délais.

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Kamel A., considéré par le tribunal de première instance comme l'un des dirigeants de l'organisation criminelle internationale mise au jour à la suite du décryptage des messageries Encrochat et Sky ECC, a vu sa peine réduite de 14 à 9 ans jeudi. La cour d'appel de Bruxelles a considéré que l'homme n'occupait pas la fonction de dirigeant de l'organisation, mais bien celle, moins élevée, de preneur de décision.

L'homme a par ailleurs été condamné à une confiscation par équivalent de 750.000 euros et à une amende de 520.000 euros qui sera remplacée par une peine subsidiaire de deux mois de prison en cas de non-paiement dans le délai légal.

K.E.H., condamnée à six ans de prison en première instance, a finalement été acquittée, tandis que les deux autres membres de la famille ont été déclarés coupables.

K.E.H. était suspectée avec sa sœur S.E.H. d'avoir loué des appartements à des acteurs du dossier dans le cadre d'un trafic de stupéfiants entre l'Amérique latine et la Belgique. Cinq appartements auraient ainsi servi de planque pour le trafic. Ces logements appartenaient soit à S.E.H., soit aux deux sœurs, soit à leurs entreprises respectives, mais souvent gérés par K.E.H. Cette dernière s'était toutefois toujours défendue de connaître plus que quelques inculpés.

La cour a finalement estimé qu'aucune des préventions à l'encontre de K.E.H. n'était établie, signifiant un acquittement complet.

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S.E.H., compagne de l'un des principaux protagonistes du dossier, Abdelwahab G., à l'époque des faits, a pour sa part affirmé qu'elle ne savait rien de ce qui se passait dans les appartements. Ces arguments n'ont toutefois pas été suivis : elle a été condamnée à cinq ans de prison avec un sursis de cinq ans pour la partie qui excède la détention préventive subie au jour du prononcé. Elle a par ailleurs écopé d'une amende de 320.000 euros et 50.000 euros de confiscation.

Deux sociétés derrière plusieurs de ces logements ont, pour leur part, été acquittées par la cour.

Enfin, le frère M.E.H., condamné en première instance à 20 mois de prison, a vu sa peine réduite en appel à 15 mois, avec un sursis probatoire durant cinq ans, sous condition d'un suivi psychologique ou psychiatrique. Il a également écopé d'une amende de 24.000 euros.

La cour d'appel de Bruxelles a condamné jeudi B.W., un ancien policier de la zone Bruxelles-Midi, à quatre ans de prison avec sursis pour violation du secret professionnel. L'homme avait transmis des informations contenues dans les bases de données de la police à une organisation criminelle internationale mise au jour à la suite du décryptage des messageries Encrochat et Sky ECC.

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Le prévenu avait été condamné à cinq ans de prison avec sursis partiel en première instance et le parquet avait requis en appel une peine entre cinq et sept ans. Le ministère public considérait que l'homme avait choisi de vendre des informations pour arrondir ses fins de mois.

La défense du prévenu avait expliqué que celui-ci se trouvait dans une situation financière et émotionnelle très compliquée à l'époque et qu'il avait accepté de commettre les faits pour cette raison. B.W. est d'ailleurs en aveu.

Son avocat avait aussi souligné la réinsertion réussie de l'ancien policier, qui travaille désormais dans la livraison de colis.

La cour a finalement revu sa peine à la baisse et l'a condamné à quatre ans de prison assortis d'un sursis pour ce qui excède la détention préventive, ainsi qu'a une amende de 24.000 euros.

La confiscation de 5.000 euros a aussi été ordonnée.

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