"Trop tôt" pour critiquer le plan de mobilité dans l'hypercentre de Bruxelles
Un représentant syndical des pompiers fustige "Good Move".

- Publié le 19-08-2022 à 20h24
- Mis à jour le 25-08-2022 à 12h25

En vigueur depuis ce mardi 16 août, le nouveau plan de mobilité de l'hypercentre de Bruxelles suscite des remous. Son objectif est d'avoir un centre-ville "apaisé", affranchi du trafic de transit. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il éveille de nombreuses réactions.
Quelques jours après la mise en place du plan, un premier bilan quant à son efficacité est trop prématuré, mais cela n'empêche pas les critiques de fuser. La plus entendue, et reprise à l'envi par le MR - dans l'opposition à Bruxelles -, est celle d'Éric Labourdette, président du syndicat SLFP (libéral) pour les pompiers de Bruxelles. Il appelle au report du plan. "C'est fait pour limiter la pollution, ce qui est une bonne chose, mais on obtient l'effet inverse puisque tout est embouteillé", relève-t-il.
Le syndicaliste affirme que des véhicules des pompiers, de retour d'une intervention à Molenbeek, ont mis quarante minutes pour effectuer le trajet de deux kilomètres les séparant de la caserne, avenue de l'Héliport.
Une analyse aura lieu
Ce n'est pas la première fois qu'Éric Labourdette fustige la politique de mobilité du centre-ville bruxellois. En 2016, il avait déjà critiqué le piétonnier, estimant qu'il allait ralentir la mobilité des services de secours.
Contacté, le porte-parole des pompiers de Bruxelles, Walter Derieuw, dit ne pas avoir été informé d'un quelconque problème. "Il est trop tôt pour tirer un bilan, mais une analyse des temps de parcours sera bien évidemment réalisée. Et s'il y a le moindre souci, il sera signalé", ajoute le porte-parole.
François Descamps, porte-parole de l'échevin en charge de la Mobilité à la Ville de Bruxelles, Bart Dhondt (Groen), rappelle que le plan "Good Move" a été conçu en concertation avec les acteurs concernés. "Le Siamu possède en ses rangs des experts mobilité chargés de monitorer la situation ainsi que le temps d'intervention. Ces experts ont participé au plan et ils l'ont validé. Bien évidemment, nous restons attentifs à tout retour négatif", précise-t-on.
Et de conclure : "Pour tous les problèmes soulignés par M. Labourdette, il y a des solutions. Nous avons même tendance à croire que le plan sera positif pour les services de secours."
