Les médiateurs ont remis leur rapport au Roi
Les médiateurs ont remis leur rapport au Roi. Ils lui ont demandé d'être déchargé de leur mission, le Roi a accepté. Les médiateurs sont d'avis que leur travail n'aura pas été inutile. Albert II commencera mercredi une nouvelle série de consultations, la 4e depuis les élections du 13 Juin. Crise: M. Van de Lanotte critique M. De WeverReynders: la nomination des bourgmestres doit être sur la table des négociationsVideo:Rudy Demotte parle de l'attitude de Bart De WeverLaeken, we have a problem... SONDAGE: Comment sortir de la crise? Edito: IrresponsableCrise belge, regards étrangers Forum: Qu'est-ce qu'être belge aujourd'hui?Politic Twist, le blog politique décalé Les tweets des politiques
- Publié le 05-10-2010 à 14h25
- Mis à jour le 05-10-2010 à 21h30

Le Roi a reçu en audience mardi après-midi au Château de Laeken les Présidents de la Chambre et du Sénat, qui lui ont fait rapport sur leur mission de médiation pour relancer les négociations en vue de la formation du gouvernement, annonce un communiqué du Palais. Les médiateurs ont demandé au Roi d'être déchargés de leur mission. Le Roi a accepté cette demande. Le Roi Albert II commence mercredi une nouvelle série de consultations, la 4e depuis les élections du 13 Juin. Il commencera par le Président de la N-VA Bart De Wever à 11.30 heures.
Après lui, les autres présidents de partis suivront. Les Verts sont déjà annoncés jeudi. Il semblerait que les libéraux ne soient toujours pas conviés à ces consultations malgré les spéculations sur un retour de l'Open VLD et du MR à la table des négociations. Cela voudrait dire que les négociations à sept - N-VA, PS, CD & V, CDH, SP.A, Ecolo et Groen! – seraient susceptibles de continuer.
Les médiateurs sont d'avis que leur travail n'aura pas été inutile
"Il existait une certaine méfiance et il fallait se réapprivoiser", a dit mardi le président de la Chambre, André Flahaut, pour résumer la mission de médiation qui lui a été confiée par le Roi. Son homologue du Sénat, Danny Pieters, a pour sa part plaidé pour que les déclarations restent modérées. "Ce serait dommage de diaboliser l'un ou l'autre et ainsi rendre toute discussion à l'avenir impossible ce que personne ne veut et ne peut vouloir", a-t-il dit. Les deux médiateurs André Flahaut (PS) et Danny Pieters (N-VA) ont rencontré la presse mardi en fin d'après-midi après avoir été déchargés de leur mission par le Roi.
Ils ont rappelé la portée de leur mission et la façon dont ils ont procédé. Ils ont insisté sur le fait que leur travail n'aura pas été inutile quelque soit l'avenir de la négociation. Les médiateurs ont en effet remis au Roi un rapport complet de leur mission avec notamment les procès-verbaux des entretiens qu'ils ont eus.
M. Flahaut a notamment indiqué que les médiateurs avaient constaté qu'il y avait des points sur lesquels ont pouvait encore progressé notamment en ce qui concerne l'emploi et plus spécialement sur la place de l'ONEM, ou dans le domaine des soins de santé. En ce qui concerne les allocations familiales, M. Flahaut a indiqué que finalement deux partis flamands s'étaient ralliés à l'idée de les laisser dans le giron fédéral. Il a précisé ensuite que le but au départ de plusieurs partis étaient de régionaliser les allocations familiales mais que vu la complexité, le CD&V et la N-VA se sont finalement ralliés aux autres partis pour les maintenir au niveau fédéral.
Cette précision d'un des médiateurs explique sans doute un des éléments avancés lundi par le président de la N-VA, Bart De Wever, selon qui on était loin des 15 milliards de transferts de compétences cités précédemment. On n'avait plus que la moitié de ce montant, a-t-il dit lundi. Les deux médiateurs ont par ailleurs souligné qu'ils avaient constaté la bonne volonté de chacun.
M. Pieters a pour sa part insisté sur le fait que les points de vue étaient tellement différents au départ de la négociation qu'un accord était évidemment difficile. Il a reconnu que des avancées avaient été enregistrées mais elles n'étaient pas suffisamment clairement exprimées. "Lorsqu'on a voulu les préciser, on s'est rendu compte que les uns y donnaient une interprétation minimaliste et les autre une interprétation maximaliste".
M. Pieters a aussi relativisé la déclaration de son président lorsqu'il a dit qu'il fallait repartir à zéro. "Si on a gribouillé même seulement quelques notes sur une feuille, on se souvent de ce qu'on y avait noté même lorsqu'on la jette", a-t-il dit.
Le Roi a reçu Yves Leterme en audience
Le roi a demandé mardi au premier ministre Yves Leterme que "le gouvernement en affaires courantes, en collaboration étroite avec le Parlement, fasse le maximum pour préserver le bien-être économique et social des citoyens dans cette très longue période d'affaires courantes", selon les termes d'un communiqué du Palais.
Le roi a reçu M. Leterme qui l'a par ailleurs "informé des travaux de la Conférence de l'ASEM, qui se tient à Bruxelles ces lundi et mardi, et des progrès réalisés jusqu'ici dans le cadre de la Présidence belge de l'Union européenne", toujours selon le communiqué.
