Édito: Un nouveau destin
Qu'attend-on du formateur, Elio Di Rupo ?
- Publié le 18-05-2011 à 04h16
- Mis à jour le 18-05-2011 à 07h17

Qu'attend-on du formateur, Elio Di Rupo ?
L'idéal serait que son épure traduise un vrai projet mobilisateur pour l'ensemble des Belges. Pas une simple note dans laquelle on aurait consigné des transferts de compétences par-ci par-là, des autonomies en veux-tu en voilà, des responsabilisations et patati et patata
Ce que l'on attend de lui, ce n'est pas de la tuyauterie institutionnelle, c'est un nouvel art de vivre ensemble, un nouveau destin.
Oui, tout cela est possible et souhaitable. Cette nouvelle Belgique peut à la fois répondre à la soif d'autonomie de la Flandre mais aussi au désir des francophones, de plus en plus affirmé, de gérer ensemble leur espace Wallonie-Bruxelles, un espace dynamique, chaleureux, ouvert.
Bien sûr, ce travail est à hauts risques et truffé d'embûches parce qu'il faudra le mener à bien avec ceux qui, partisans d'un repli frileux, ont juré de mettre le pays à mort : ces nationalistes qui rêvent de prolonger le chaos actuel pour en tirer, le moment venu, de somptueux bénéfices électoraux.
Pour le concevoir et l'accepter ce projet, il faudra trouver, dans les trois Régions du pays, des hommes et des femmes capables de s'élever au-dessus de leurs intérêts partisans. Cela vaut aussi, bien sûr, pour les francophones. Le moment venu, chacun devra oser des concessions, cet acte de courage indispensable à tout compromis.
Il faudra du talent, de la patience, de la stratégie, de l'esprit, de la fermeté aussi. Di Rupo n'en manque pas.
