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Les francophones de la périphérie bruxelloise remportent une manche décisive devant le Conseil d'État

Le Conseil d'État annule la décision de l'ancienne ministre Homans au sujet des préférences linguistiques en périphérie. De quoi réjouir les bourgmestres francophones des communes à facilités qui y voient la fin d'une longue saga. L'exécutif flamand répliquera-t-il ?

Les six communes à facilités de la périphérie bruxelloise, dont Linkebeek, jouissent d’un statut spécifique. Mais…
Les six communes à facilités de la périphérie bruxelloise, dont Linkebeek, jouissent d’un statut spécifique. Mais… ©BELGA

Trop is te veel. C'est un sérieux camouflet - peut-être même le coup de grâce - que vient de subir la Région flamande dans l'interminable saga qui l'oppose à quatre des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise. La Libre a pu consulter l'arrêt rendu le 22 septembre par le Conseil d'État au sujet de l'enregistrement des préférences linguistiques en périphérie. Pour faire clair, la juridiction administrative ne suit pas l'avis de son auditeur et annule l'arrêté de la ministre flamande des Affaires intérieures de l'époque, Liesbeth Homans (N-VA), à ce sujet. Le Conseil d'État dit deux choses essentielles. Un, contrairement à ce que réclame la Région flamande, il n'y a pas lieu de poser une question préjudicielle à la Cour constitutionnelle. Depuis la sixième réforme de l'État, le contentieux administratif des six communes à facilités et des personnes physiques et morales qui y sont domiciliées a en effet été confié au Conseil d'État. C'est donc lui et lui seul qui est compétent en la matière.

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