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"Libéral social mais pas socialiste"… Mathieu Michel veut marcher dans les pas de son père

Physiquement, voilà un Michel. Pas de doute. Même si c'est la similarité entre sa voix et celle de son frère, Charles, qui frappe le plus. Pour le caractère, par contre, Mathieu Michel se démarque nettement.

 Mathieu Michel ne fait pas semblant de ne pas savoir ce qu’il veut: "Je suis prêt à mener la liste au fédéral".
Mathieu Michel (MR) ©Thomas Daems

Il est le joyeux de la famille, le sympa, l'enthousiaste, le positif. Son papa, Louis, est une boule d'émotion : comme un acteur, il peut passer de la rondeur à la colère, de la colère à la sérénité du vieux sage. Charles, lui, est toujours concentré, précis. Il est doté de la psychologie du joueur d'échecs qui tient sa sensibilité sous contrôle.

Comme son père et son frère, Mathieu Michel a été confronté à la brutalité de la politique. Sa désignation au sein du gouvernement De Croo aurait pu se dérouler plus en douceur. Le président Georges-Louis Bouchez, en le sortant de son paisible Brabant wallon, voulait-il renvoyer l'ascenseur au clan qui l'avait soutenu dans son ascension ? Miné par cette suspicion, le parti a été secoué par de violents spasmes. Lors du bureau de parti qui avait suivi la mise en place de la Vivaldi, la reyndersienne Sabine Laruelle n'avait pu dissimuler sa colère brute. La scène est connue. Aux journalistes qui attendaient devant le quartier général des libéraux, avenue de la Toison d'or, elle avait lâché : "Je n'en peux plus des despotes, du népotisme et de ce qui ressemble à un clan mafieux." Le cadet des Michel était entré du mauvais pied dans le jeu fédéral…

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