Icon payantArticle réservé aux abonnés

La mesure "zéro cotisation" du gouvernement Michel n'a pas favorisé la création d'entreprises à forte croissance

La mesure lancée en 2016 permet aux employeurs d'engager un premier salarié en étant exonérés des cotisations patronales ONSS.

Il peut y avoir une réelle opportunité pour les PME et les indépendants, selon l’UCM.
La mesure du gouvernement Michel a principalement conduit à une augmentation du nombre d’entreprises n’employant qu’un seul salarié. ©Nejron Photo - stock.adobe.com

Ce fut une surprise. Le 10 octobre 2015, le gouvernement fédéral d'alors, mené par Charles Michel (MR), annonçait que les nouveaux employeurs du secteur privé seraient exonérés du payement des cotisations patronales ONSS pour leur premier salarié. Et ce, dès le premier janvier 2016. Si ce fut inattendu, note le professeur émérite d'économie à l'UCLouvain Bruno Var der Linden, c'est que la Belgique avait déjà mis en place par le passé des réductions de cotisations patronales. Ces réductions de cotisations étaient cependant plafonnées et limitées dans le temps. Avec le gouvernement Michel, ce ne fut plus le cas : sa mesure "zéro coti" (appelée aussi "premier engagement") consistait bien en une réduction permanente du coût salarial du premier salarié. L'objectif était "d'aider un maximum d'indépendants à franchir le premier pas de l'engagement", soulignait alors la majorité. Cette exonération est toujours en vigueur aujourd'hui bien que le montant maximal de la subvention soit plafonné à 3 100 euros par trimestre depuis 2024.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...