Conflit israélo-palestinien: La Belgique veut prendre des mesures pour reconnaître la Palestine d'ici septembre
"Si l'on ne progresse pas sur la question de la reconnaissance de l'État de Palestine d'ici l'assemblée générale de l'ONU en septembre, il n'y aura bientôt plus rien à reconnaître", a averti le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, au cours de la réunion de la commission des Affaires étrangères consacrée, ce jeudi après-midi, à la situation à Gaza.

- Publié le 14-08-2025 à 17h41
- Mis à jour le 14-08-2025 à 18h11

"Vous avez bien fait de convoquer cette réunion car la situation en Palestine ne connaît pas de répit. Je suis présent ici non pas par contrainte mais par conviction qu'on ne peut rester six semaines supplémentaires sans prendre position et sans rendre des comptes à la population", a-t-il d'emblée affirmé aux parlementaires.
"Il n'y a guère eu de réunion du gouvernement pour délivrer un mandat spécifique par rapport à cette commission mais quand j'ai prêté serment en tant que ministre, j'ai de facto reçu le mandat de porter la cohérence de notre politique internationale", a ajouté Maxime Prévot en rappelant que le respect du droit international doit rester la boussole.
"Respecter ce droit - et j'espère que le droit inspire encore la droite -, c'est une réponse pratique à des problèmes concrets. Notre gouvernement aura encore rendez-vous avec lui-même pour approfondir les questions des sanctions envers Israël et de la reconnaissance d'un État palestinien", a poursuivi le ministre des Affaires étrangères.
"J'ai l'intime conviction qu'il nous faudra progresser sur cette reconnaissance à l'occasion de l'assemblée générale de l'ONU en septembre. L'enjeu est de l'assortir d'exigences susceptibles de faire évoluer la situation sur le terrain. Comptez sur moi pour faire bouger les lignes", a encore souligné Maxime Prévot.
"La reconnaissance, c'est poser un acte politique de justice. Ce n'est pas punir Israël, ce n'est pas récompenser le Hamas, c'est rétablir un minimum d'équilibre sans lequel aucune paix n'est possible", a-t-il plaidé. Et d'insister, en mouchant les précédents gouvernements: "ne pas reconnaître la Palestine, c'est ce qu'on fait depuis 75 ans et ça n'a pas marché. Ayons la vigueur de plaider pour cette reconnaissance aujourd'hui avec la modestie de ceux qui ne l'ont pas obtenue hier".
