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Des relents communautaires dans les réformes de l'Arizona ? "Toute mesure fédérale a des répercussions différentes"

Si certains voient dans la réforme du chômage une manœuvre flamingante ciblant la Wallonie et Bruxelles, le constitutionnaliste Christian Behrendt démonte cette lecture en citant de nombreuses mesures décidées par le gouvernement De Wever touchant davantage les citoyens flamands.

Un rassemblement de partisans du Vlaams Belang avec des drapeaux nationalistes flamands (en 2020).
Un rassemblement de partisans du Vlaams Belang avec des drapeaux nationalistes flamands (en 2020).

L'Arizona est une coalition de réformes. En matière socio-économique, la fin des allocations de chômage à vie constitue l'un de ses principaux accomplissements. Mais cette volonté de réformer le marché du travail n'aurait-elle pas des relents communautaires ? Certains y voient même une réforme de l'État déguisée. La Flandre, frôlant le plein-emploi, n'est pas autant affectée que la Wallonie et Bruxelles par la limitation dans le temps du chômage.

Pour Christian Behrendt, constitutionnaliste à l'Université de Liège, cette lecture est erronée. "Qu'est-ce qu'une réforme de l'État ? D'un point de vue académique, c'est la modification au sein d'un État soit des structures institutionnelles, soit des prérogatives des entités constitutives. Si l'on se base sur cette définition, il est manifeste qu'on n'y est pas… Il est vrai, toutefois, que la réforme du régime d'assurance-chômage provoque proportionnellement davantage d'exclusions en Wallonie et à Bruxelles qu'en Flandre, c'est un fait. Cela résulte de données objectives : selon Statbel, au 3e trimestre 2025, le taux de chômage en Flandre était de 4,5 % ; de 7,9 % en Wallonie ; et de 13,1 % à Bruxelles."

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