Affaire des "collaborateurs fantômes" : le Parquet renonce à l'instruction contre Joëlle Milquet après la signature d'une transaction pénale
Le Parquet Général met fin au dossier des emplois fictifs visant Joëlle Milquet et ses collaborateurs.

- Publié le 04-02-2026 à 16h39
- Mis à jour le 04-02-2026 à 17h36

Le parquet général de Bruxelles a renoncé définitivement à la poursuite de l'instruction initiée en 2014 à l'égard de Joëlle Milquet et de ses collaborateurs, a communiqué mercredi Me Adrien Masset, conseil de l'ancienne présidente du cdH (ex-Les Engagés). Cette dernière était sous le coup d'une inculpation pour prise illégale d'intérêts à l'époque où elle était ministre fédérale de l'Intérieur et vice-Première ministre.
Selon Me Masset, la transaction pénale a été signée en 2025 et "n'implique pas de reconnaissance de culpabilité sur le plan pénal". L'avocat ajoute que sa cliente "remercie le nouveau procureur général Frédéric Van Leeuw d'avoir, après son entrée en fonction en 2024, enfin tenu compte des éléments évoqués par la défense".
Interrogé, le parquet général de Bruxelles n'a pour l'heure pas encore réagi à ce communiqué.
Le dossier, à l'instruction depuis juin 2014, a été ouvert à la suite de soupçons selon lesquels Joëlle Milquet, lors de son mandat de ministre fédérale de l'Intérieur et de vice-Première ministre, aurait recruté des collaborateurs pour effectuer des tâches liées à sa campagne électorale, avant le scrutin de mai 2014. L'ex-présidente du cdH a toujours nié ces accusations.
Ces faits présumés et son inculpation, en 2015, l'avaient alors poussée à la démission de son poste de ministre de l'Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles, en avril 2016.
Au printemps 2024, la justice avait demandé la levée de son immunité, mais la procédure n'a finalement pas été relancée après les élections.
Retirée de la vie politique active, Joëlle Milquet, toujours membre des Engagés, est aujourd'hui présidente du conseil d'administration de la RTBF.
