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L'ambition du bâtisseur, le naufrage du comptable : que retenir des 13 ans de l'ère Rudi Vervoort ?

Ministre-président au style effacé, le socialiste Rudi Vervoort laisse un héritage marqué par de grands chantiers urbains, mais lourdement grevé par une dette record et une fin de règne paralysée.

Outgoing Brussels region Minister-President Rudi Vervoort and newly appointed Brussels region Minister-President Boris Dillies pictured during the handover of the keys to the offices of the Brussels Region Minister-President in Brussels, Saturday 14 February 2026. The MR, PS, and Les Engages on the French-speaking side, along with Groen, Anders, Vooruit, and CD&V on the Flemish side, agreed on Thursday evening to form a Brussels government after more than 600 days. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
Le 14 février dernier, l’Everois a fini par céder les clés du 12 rue Ducale à Boris Dilliès (MR). ©Belgaimage

Il avait commencé sa carrière en second rôle, éclipsé par des figures tutélaires : François Guillaume, bourgmestre d'Evere, puis Philippe Moureaux, patron autoritaire du PS bruxellois. Malgré treize années passées au sommet de la Région bruxelloise, Rudi Vervoort ne s'est jamais départi de cette inclinaison pour l'ombre.

Le 14 février dernier, l'Everois a fini par céder les clés du 12 rue Ducale à Boris Dilliès (MR). Il laisse derrière lui une image usée par plus de 600 jours d'affaires courantes — un record dont il n'est pas le seul comptable, mais qui ternit l'ensemble de son action.

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