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Loi sur les visites domiciliaires : les juges d'instruction refusent de devenir le bras armé de l'Office des étrangers

Annick Hovine
Loi sur les visites domiciliaires : les juges d'instruction refusent de devenir le bras armé de l'Office des étrangers
©BAUWERAERTS DIDIER / BELGA

C'est une petite bombe que les juges d'instruction lâchent dans le débat sur le projet de loi autorisant les "visites domiciliaires" pour localiser un étranger en situation illégale en vue de son éloignement. La note que l'association syndicale des magistrats vient de remettre à la commission de l'Intérieur, qui doit débattre du texte ce mardi, est sans équivoque: "Ce projet de loi détruit l'indépendance du juge d'instruction, principe essentiel à toute société démocratique. Le texte ne peut donc être voté en l'état." On sait que le juge d'instruction est directement touché par le projet de loi porté par Jan Jambon (ministre N-VA de l'Intérieur), Koen Geens (ministre CD&V de la Justice) et Theo Francken (secrétaire d'Etat N-VA à l'Asile et la Migration). C'est en effet le juge d'instruction qui est chargé de délivrer l'autorisation de visite domiciliaire permettant l'entrée dans le domicile d'un étranger, ou d'un tiers (un hébergeur, par exemple) et l'arrestation de la personne sans papiers en vue de son retour forcé.

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