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Notre Village, qui héberge 245 adultes avec un handicap mental, fête ses 60 ans : "Le profil des nouveaux résidents est beaucoup plus complexe"

L'institution d'accueil de Braine-l'Alleud fait face à un public qui vieillit et à une augmentation de cas lourds. L'ASBL s'adapte en permanence. Mais le système de subvention n'est pas ajusté à cette nouvelle réalité.

Au Café du coin, Notre Village
Au Café du coin, haut lieu de convivialité au centre de Notre Village. ©An.H.

Marie-Henriette n'est pas très sûre de son âge. "Comme ça, je ne sais pas dire…". Mais ce dont elle est certaine, c'est qu'elle habite ici, à Notre Village, depuis soixante ans. Soit depuis les premières heures de cette institution d'accueil spécialisée dans l'accompagnement d'adultes porteurs d'une déficience mentale modérée à sévère. "On devait mettre des étiquettes sur les sachets de café. C'était mon travail", se souvient l'octogénaire.

En 1963, quelques parents déterminés à offrir un avenir meilleur à leurs enfants atteints d'un handicap mental achètent une vieille ferme à Braine-l'Alleud, dans le Brabant wallon. Première structure du genre en Belgique, le Village n° 1 se développe autour de deux axes : des ateliers de travail adapté et des maisons d'accueil. Soixante ans plus tard, l'institution rebaptisée Notre Village héberge, de jour comme de nuit, 245 bénéficiaires (220 résidents et une trentaine d'externes) qui sont accompagnés au quotidien dans 9 maisons par 240 professionnels (170 équivalents temps plein).

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