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"À regarder nos grands-parents et leurs amis, on ne craignait pas de devenir vieux"

Dans "Le Château des Rentiers", Agnès Desarthe partage un rêve de solidarité joyeuse, inspirée par le souvenir de ses grands-parents.

Monique Verdussen
Agnès Desarthe.
Agnès Desarthe. ©DR

Il n'a vraiment rien d'un château le Château des Rentiers. Situé au 8e étage d'une tour du secteur le plus laid du XIIIe arrondissement de Paris, l'appartement - deux pièces avec balcon - où habitaient ses grands-parents maternels a pourtant de quoi exalter l'imagination de la petite fille qu'était Agnès Desarthe. Juifs, russes, immigrés, Boris et Tsila, avec d'autres compagnons comme eux issus d'un milieu populaire et portant souvent un tatouage au bras, se réconfortaient et se rassuraient dans l'immeuble sans charme qu'ils avaient élu et qui, à leur contact, exultait de vie, de chaleur, de solidarité, de gâteaux aux noix et de chansons dans la langue d'origine. Les liens entre eux étaient passionnés, électriques, tendres, apaisés… Les petits-enfants trouvaient leur monde pittoresque et "marrant".

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