De "Girl" à "Close", le parcours du cinéaste belge Lukas Dhont en lice pour la Palme d'or
Du 17 au 28 mai prochain, Lukas Dhont concourra pour la Palme d'or avec son second long métrage "Close".

- Publié le 14-04-2022 à 22h47
- Mis à jour le 17-05-2022 à 15h50

Du Festival de Cannes 2018, on se souvient de la Palme d'or Une affaire de famille du Japonais Hirokazu Kore-eda, mais aussi (et peut-être surtout en Belgique) de Girl, évocation d'une jeune danseuse trans (campée par l'impressionnant Viktor Polster) qui avait fait sensation sur la Croisette. Vingt-sept ans après Jaco Van Dormael et son Toto le héros, le Flamand Lukas Dhont décrochait, à 27 ans, la Caméra d'or du meilleur premier film (attribué à un film toutes sections confondues), ainsi que la Queer Palm et le prix Fipresci de la presse internationale. Tandis que son acteur Viktor Poster empochait, lui, le prix d'interprétation Un Certain Regard. Dans les colonnes de La Libre, notre collègue Fernand Denis n'hésitait pas, lui, à présenter Girl comme "le film de l'année".
Dans les mois qui suivirent, Girl a continué de collectionner les récompenses : Prix Lumière du meilleur film francophone, Golden Eye Award du meilleur film international au festival de Zurich, ainsi que deux Magritte, ceux du meilleur film flamand et du meilleur scénario original. Le film avait également été choisi pour représenter la Belgique aux Oscars. Il ne figurera finalement pas dans la short-list, peut-être à la suite d'une polémique dans le monde anglo-saxon sur le fait que le jeune cinéaste ait choisi un acteur pour interpréter son personnage transsexuel.
En 2019, le jeune cinéaste flamand était retourné à Cannes, en tant que membre du jury de la section Un Certain Regard. Cette année, le délégué général du festival, Thierry Frémaux, lui ouvre grand les portes de la Compétition officielle de la 75e édition, qui se déroulera du 17 au 28 mai prochain. Aux côtés des frères Dardenne, le cinéaste tentera d'ajouter à son palmarès une Palme d'or pour son second long métrage Close, où il aborde l'amitié fusionnelle qui unit deux garçons de 13 ans et où l'on retrouve Léa Drucker et Émilie Dequenne.
Une immense joie pour un cinéaste qui, à 31 ans, est déjà en train de réaliser l'un de ses rêves les plus fous.
