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Russell Banks, la voix des invisibles

Auteur d'une œuvre majeure et engagée, l'écrivain américain s'est éteint à New York.

(FILES) In this file photo taken on August 7, 2008 Writer Russell Banks speaks at a rally of PEN luminaries for jailed colleagues on the eve of the Olympics at Tishman Auditorium at The New School in New York City. - Russell Banks, a prolific American fiction writer whose work charted the interior lives of marginalized people at odds with social forces, has died at age 82, fellow author Joyce Carol Oates said on January 8, 2023, on Twitter. (Photo by Brad Barket / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
Russell Banks photographié en août 2008 à New York. ©2008 Getty Images

On savait l'écrivain américain Russell Banks malade : il n'avait pu répondre à l'invitation du dernier festival America, en septembre dernier, pas même pour une conversation virtuelle. Il est décédé à New York ce 7 janvier, à l'âge de 82 ans. Son dernier roman, Oh, Canada , était paru en français en septembre dernier. Vertigineuse réflexion sur l'identité, ce roman crépusculaire mettait en scène Leonard Fife, "l'un des documentaristes du Canada les plus renommés et admirés". À 77 ans, se sachant condamné par un cancer, ce dernier est déterminé à livrer son histoire face caméra, en présence de sa femme. "C'est sa dernière chance d'arrêter de mentir à Emma, sa dernière chance de lui rendre en public tout ce qu'elle lui a donné en privé", écrivait Russell Banks. On pouvait deviner en ces pages quelque accent autobiographique.

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