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"La Nuit du fils" : jusqu'où est-on prêt à sacrifier ses rêves ?

Giuseppe Santoliquido signe une pièce captivante sur la relation conflictuelle entre un père, garagiste, et son fils unique, Paul, tiraillé entre ses rêves et l'avenir que lui ont tout tracé ses parents. Une histoire tendre, intime et familiale, mais à la portée universelle, mise en scène par Sandra Raco et incarnée par quatre remarquables interprètes. Aux Galeries jusqu'au 9 mars.

Paul (Frédéric Clou) et sa mère (Marie-Hélène Remacle) dans "La nuit du fils" de Giuseppe Santoliquido aux Galeries.
Paul (Frédéric Clou) et sa mère (Marie-Hélène Remacle) dans "La Nuit du fils" de Giuseppe Santoliquido aux Galeries. ©Isabelle De Beir

Au théâtre, nous avions découvert sa plume et son sens de la narration dans Le bon docteur Gasparri (Théâtre Le Public, 2022), adapté de son roman L'audition du docteur Fernando Gasparri, et, plus récemment, dans Porca Strada ! (Le Public, 2024), pièce co-écrite avec Fabrizio Rongione. Avec La Nuit du fils, au Théâtre des Galeries, l'écrivain belge d'origine italienne Giuseppe Santoliquido s'éloigne du climat socio-politique d'avant-guerre (Mussolini, montée du nazisme…) et quitte les sentiers de l'Italie pour emmener le public dans une tout autre ambiance : un garage familial, celui des Collard, au cœur de Bruxelles.

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