Icon payantArticle réservé aux abonnés

"Goeiemorgen, bonjour" dans un train à Vilvorde : "Aujourd'hui, le néerlandais est moins menacé par le français que par l'anglais"

Heurté par un "Goeiemorgen, bonjour" entendu dans un train à Vilvorde, un passager flamand de la SNCB a déposé plainte auprès de la commission de contrôle linguistique. Philosophe et linguiste, Philippe Van Parijs nous éclaire sur cette séquence qui crée pas mal de remous.

-
"Il faut aussi dire que l’usage d’autres langues que le néerlandais en Flandre ou le français en Wallonie est une pratique courante dans les trains." ©SNCB

Qu'est-ce que cette séquence, qui enflamme le monde politique, nous dit des relations entre les deux communautés linguistiques de notre pays ?

Il faut d'abord féliciter la SNCB qui a soutenu son employé. Et j'encourage vivement la SNCB à suivre la voie de la Stib qui, elle, enfreint vaillamment la législation linguistique de 1966. À Bruxelles, la Stib doit employer systématiquement le français et le néerlandais mais, depuis des années, elle utilise aussi l'anglais dans sa communication aux voyageurs. C'est toléré par la commission permanente de contrôle linguistique parce que c'est une affaire de bon sens. À la SNCB, la seule exception est jusqu'ici faite pour les trains qui vont à l'aéroport national de Zaventem. Or pourquoi ceux qui vont prendre l'Eurostar à Bruxelles-Midi n'ont pas droit au même service multilingue ? Il faut aussi dire que l'usage d'autres langues que le néerlandais en Flandre ou le français en Wallonie est une pratique courante dans les trains. J'ai moi-même fréquemment entendu des contrôleurs parler l'anglais, et même l'espagnol. Ce multilinguisme permet de mieux servir les voyageurs.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...