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La fin des élevages intensifs de bétail est-elle imminente?

La Flandre peine à gérer ses émissions d'azote et enfreint les réglementations européennes. À l'instar des Pays-Bas qui, eux, débloquent des milliards pour réduire leurs cheptels et indemniser leurs éleveurs. La Wallonie, aussi, doit réagir à court terme. Assiste-t-on à la fin d'un modèle agricole?

Alice Dive et Thierry Boutte
La fin des élevages intensifs de bétail est-elle imminente?
©SHUTTERSTOCK

L'Europe pointe le manque d'efforts écologiques de certains gouvernements, notamment celui des Pays-Bas, qui ne respectent pas les règles en matière d'émissions d'azote. Dans le secteur de l'agriculture, c'est l'ammoniac (issu d'un mélange entre le fumier et l'urine animale), qui perturbe l'écosystème et engendre une diminution de la biodiversité. Aux Pays-Bas, l'agriculture est responsable de 60 % des émissions d'azote. Des milliards d'euros vont être consacrés à la réduction du cheptel pour diminuer la pollution ammoniacale. Des scénarios retenus prévoient de réduire de 30 % le cheptel, en commençant par les élevages intensifs situés en zones vulnérables. Et si cela met en péril la viabilité économique des fermes, l'État se dit prêt à racheter les terres et à indemniser les éleveurs.

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