iPhone 12 retiré du marché à cause des ondes: le rapport de l'IBPT confirme les analyses françaises
Le dépassement du seuil d'émission de l'iPhone 12 est également constaté par le régulateur des télécoms en Belgique. Le secrétaire d'État Mathieu Michel exhorte Apple à réagir.

- Publié le 05-10-2023 à 18h14
- Mis à jour le 05-10-2023 à 18h19

Mathieu Michel, le secrétaire d'État à la digitalisation, annonce ce jeudi avoir reçu l'analyse de l'IBPT, le régulateur télécoms, qui valide les résultats de l'ANFR en France au niveau du dépassement du seuil d'émission de l'iPhone 12, ce qui avait forcé Apple à le retirer temporairement du marché.
"Raison pour laquelle il demandera, dans le cadre de la procédure de sauvegarde lancée par la France aujourd'hui, l'extension de la mise à jour proposée par Apple en France à l'ensemble du territoire européen", avance le cabinet du ministre.
"Le 12 septembre dernier, nous apprenions que la France avait demandé de retirer les iPhone 12 de la vente à la suite d'une analyse réalisée par l'Agence nationale des fréquences (ANFR). La justification avancée se basait sur le taux d'émission d'onde ne correspondant pas au cadre européen (à savoir être en dessous des 4,0 W/Kg). Mathieu Michel avait directement réagi en demandant à l'IBPT d'analyser, à son tour, la situation pour la Belgique", précise le communiqué.
"Je ne vois aucune raison qui permette à Apple de se considérer au-dessus de la réglementation."
"Les méthodologies employées en France respectent bien le cadre européen en vigueur. Il n'y a dès lors pas lieu de remettre en cause le résultat des tests obtenus en France […]. Apple avait annoncé une mise à jour spécifique au territoire français afin de se conformer aux tests réalisés par l'ANFR. Mathieu Michel avait dans la foulée demandé à Apple que la même mise à jour soit appliquée au territoire européen. Apple n'a, à ce jour, donné aucune suite à cette demande", renchérit le communiqué.
Depuis, la mise à jour a bel et bien été réalisée par Apple en France et celle-ci devrait être appliquée dès le 10 octobre, permettant à Apple de rentrer dans le rang.
"Ma position en tant que secrétaire d'État à la digitalisation en Belgique m'amène, avec un cas comme celui-ci, à plaider pour davantage de collaboration entre pays européens en matière numérique. Lorsqu'un non-respect de normes européennes se pose dans un pays de l'UE et que ce non-respect a été constaté sur la base de normes identiques avec une méthodologie définie au niveau européen, le suivi doit également être appliqué à l'échelle européenne. Ceci démontre pourquoi le digital a besoin de davantage de concertation au niveau européen", a pour sa part déclaré le secrétaire d'État.
"Je ne vois aucune raison qui permette à Apple de se considérer au-dessus de la réglementation européenne. J'attends dès lors avec insistance une réponse adéquate d'Apple afin qu'elle se mette en conformité", termine-t-il.
