"Plateforme toxique": Le célèbre Guardian quitte X et critique la nocivité d'Elon Musk
Le quotidien britannique estime que les inconvénients dépassent désormais les avantages de rester sur le réseau social, anciennement Twitter.
- Publié le 13-11-2024 à 14h02
- Mis à jour le 13-11-2024 à 16h43

Le journal britannique The Guardian a annoncé mercredi qu'il ne publiera plus sur le réseau social X, en mettant en avant "le contenu souvent dérangeant promu ou trouvé sur la plateforme", propriété d'Elon Musk. Ce dernier vient d'ailleurs d'être nommé à la tête du "Department of Government Efficiency", et en a profité pour troller la toile.
"Nous pensons que les avantages de notre présence sur X sont désormais dépassés par les inconvénients et que les ressources pourraient être mieux utilisées pour promouvoir notre journalisme ailleurs", a dit le journal dans un communiqué. Les personnes pourront toujours partager les articles sur X mais le média s'en abstiendra donc.
"La campagne électorale américaine a confirmé ce que nous pensions depuis longtemps: que X est une plateforme sociale toxique et que son propriétaire, Elon Musk, a pu l'utiliser pour façonner le discours politique", ajoute le quotidien.
Ses comptes sur le réseau social sont désormais présentés comme "archivés". Les lecteurs sont invités à se rendre sur le site internet du journal ou à télécharger son application. La dernière publication remonte à mercredi matin tôt.
Le Guardian explique avoir réfléchi à quitter X "depuis un moment" en raison du "contenu souvent dérangeant promu ou trouvé sur la plateforme, y compris des théories du complot de l'extrême droite et du racisme".
Les utilisateurs de X pourront toujours partager les articles du Guardian sur ce réseau social. Des contenus publiés sur X seront parfois inclus dans des articles. Les journalistes du quotidien pourront continuer d'utiliser ce réseau social pour rassembler des informations.
Le Guardian souligne que son modèle économique "ne repose pas sur du contenu viral façonné pour (...) les algorithmes des géants des réseaux sociaux", expliquant être financé par ses lecteurs.

