Les marchés européens avancent prudemment, le pétrole remonte
Malgré les nouvelles frappes du week-end entre l'Iran et les États-Unis, les Bourses limitent les dégâts et misent encore sur une reprise du dialogue.
- Publié le 29-06-2026 à 09h38

Les marchés boursiers européens ont ouvert dans la prudence lundi, surveillant l'évolution de la situation au Moyen-Orient, après le regain de tensions survenu au cours du week-end.
Vers 07H05 GMT, dans les premiers échanges, Francfort prenait 0,20 %, Londres (+ 0,01 %) et Milan (+ 0,07 %) étaient proches de l'équilibre, tandis que Paris cédait 0,10 %.
Du côté de Bruxelles, le Bel20 perdait 0,31 %, à 5 722,25 points.
La situation au Moyen-Orient au cœur de l'attention
Les marchés espèrent "une reprise des discussions entre les États-Unis et l'Iran", après les attaques mutuelles du week-end, a relevé John Plassard, analyste pour Cité Gestion Private Bank. L'Iran et les États-Unis auraient accepté de cesser de s'attaquer "pour le moment" et prévu de se rencontrer au Qatar mardi, a affirmé dimanche le média américain Axios, citant des responsables américains.
Malgré le protocole d'accord signé le 17 juin, les deux pays ont échangé des frappes ces derniers jours en s'accusant mutuellement de violer leur cessez-le-feu, avec le contrôle du stratégique détroit d'Ormuz au cœur des tensions.
Avec le départ de certains navires bloqués dans le détroit d'Ormuz ces derniers jours, à la faveur de l'accord entre l'Iran et les États-Unis, "certains marchés se sont retrouvés en situation d'excès d'offre" justifie Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. Cela "permet aux investisseurs, dans ces conditions, de réagir de manière modérée", explique-t-elle.
Autre point d'attention des marchés : le forum des banquiers centraux organisé à partir de lundi, 20H00 par la Banque centrale européenne (BCE) à Sintra, au Portugal. Le nouveau président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Kevin Warsh, y est attendu. Son "discours sera particulièrement suivi, chaque mot, chaque mimique sera scrutée pour avoir des indices concernant la suite de la politique monétaire de la Fed", sur fond de hausse de l'inflation aux États-Unis, ajoute Ipek Ozkardeskaya.
Le pétrole remonte
Les cours du pétrole renouent avec une certaine nervosité, alors que le contrôle du stratégique détroit d'Ormuz reste au cœur des différends entre Téhéran et Washington, qui s'accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu.
Depuis jeudi, deux navires ont été touchés par des projectiles d'origine inconnue – des attaques attribuées à Téhéran par l'armée américaine, qui a riposté deux jours de suite en bombardant l'Iran. Téhéran a de son côté répliqué en tirant missiles et drones vers ses voisins du Golfe.
Pour autant, les États-Unis et l'Iran vont suspendre mutuellement leurs attaques et prévoient de poursuivre leurs pourparlers malgré la reprise des hostilités, a indiqué à l'AFP un responsable américain dimanche soir. De quoi modérer un peu la hausse des cours du pétrole après un net rebond en début d'échanges asiatiques. Vers 08H30 (heure de Bruxelles) lundi, le prix du baril de WTI nord-américain prenait 0,88 % à 69,84 dollars, et celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s'appréciait de 0,33 % à 72,23 dollars.
